à Cool Mel 5 avril 08:37
je ne vois pas grand chose de contradictoire dans ce que vous dites, mais plutôt un éclairage différent, complémentaire. C’est une question de point de vue tout premièrement et de sensibilité, en ce qui concerne l’analyse des problèmes et la manière de s’y prendre pour progresser. A votre manière, (pardon, mais je n’ai pas analysé vos prises de position) vous êtes aussi un idéaliste.
Que c’est triste, ces gens qui détestent les rêveurs... qui sont-ils, sont-ils nombreux ? Je n’en sais rien ; j’en ai beaucoup lu, je peux imaginer que vous n’en soyez pas. Cependant, bien que j’apprécie la finesse du mot « se gausser », qui n’est pas la pire attitude donc (quoi d’autre alors qui puisse sembler « moins pire », l’indifférence, le dédain...), je ne crois pas que votre position réclame, pour en assoir la valeur, d’écarter les autres. J’ai connu l’impatience et l’espoir de la jeunesse, ce sont des vertus que le pragmatisme revendiqué détruit.
En particulier, puisque l’homme est pétri de contradictions et d’émotions, chacun à sa manière, et parfois bloqué par un manque de compréhension qui lui fait mépriser ce qu’il ne conçoit pas, je demande la reconnaissance de la plus grande fragilité de certains, et de leur valeur pourtant réelle bien souvent dans la société. Autrement dit, j’en appelle au respect de ces rêves qui parfois en effet suscitent la douleur, puisque le rêve est d’un accomplissement rare. Qualifier la souffrance de « bête », l’empathie de « stupide », comme s’il était simple de résoudre ce genre de composantes intimes par la force et le rejet, ne me convainc pas, fut-ce en réponse à un conflit que vous pourriez avoir la bienveillance d’alléger. Pour prétendre le faire, il faut être un sacré utopiste…