Article intéressant dans le sens où il décrit une ambiance, n’insulte pas, dit un regret, ne déception. Rien ne sert de pseudo argumenter sur le thème du « vous n’avez rien compris ». S’il y a quelque chose à comprendre, c’est évidemment comment améliorer une telle renncontre pour mieux faire entendre la voix du Front de Gauche. Personnellement, je m’interoge sur ce qui m’a également manqué dans ce rassemblement, car il m’a laissé sur ma faim.
Je pense tout d’abord que le plein air pose de gros problèmes, tout particulièrement dans l’élocution qu’il impose aux orateurs. Sonoriser de vastes espaces, ici véritablement exposé à tout vent, relève probablement de la mission impossible pour ce qui est d’apporter à chaque auditeur une transmission parfaitement audible, percutante.
Le FDG manque sans doute de moyens, et d’expérience ; la mise au point de ce meeting a été fortement entravée par les incertitudes sur sa tenue, jusqu’au dernier moment. Un meeting UMP en salle résoud magistralement tous les défis qu’il a fallu relever à Marseille, par les moyens dont ils disposent, on le comprend facilement.
Ce discours était en définitive trop long ; réponse au reproche injustifié qui fut fait aux discours de Bastille et Toulouse d’être trop courts ? Puis il fut trop local à mon avis, quand bien même l’hommage à la fraternité méditerranéenne avait du sens.
Il faut savoir accepter les remarques « extérieures » sans se sentir bêtement agressé ou remis en question, s’intéresser à la perception que les personnes concernées par la politique mais (encore) non convaincues par le programme du FDG disent, expriment, lorsqu’il n’agissent pas en service commandé pour détruire et insulter. Ce ne devrait pas être difficile à comprendre : ce sont eux à qui il faut parler, qu’il faut convaincre. Jouer les bégueules fait effet contraire.
On peut en réalité remercier Hélène pour son témoignage utile et très correct.