bonjour jean
j’ai fais un article du palmarès des plus grande progression, il est sur le fil.
mais le fond n’est pas dans cette élection qui n’est qu’un énième remake d’une nécessaire soupape démocratique.
Comme à chaque élections les appréciations subjectives des résultats
traduites en pourcentage alimentent tous les débats, et peu s’attarde à
regarder les résultats en voix, les seuls qui aient une signification
réelle, et sont de justes comparaisons nécessaires.
Mais nos journalistes s’en moquent comme de leur dernière chemise, il faut agiter l’immédiat spectacle qui vient conforter les militants et sympathisants qui devant leur QG attendent l’estomac noués.
C’est notre spectacle de la démocratie mis en scène par des
journalistes peu regardant des quelques véracités de leurs choix voulus
représentatifs, pour vu qu’ils fassent du spectacle et satisfassent aux
besoins de notoriété qui s’expriment en ces moment. Ainsi va la vie et
j’y ai participé en son temps.
Il est vrai que pour agiter les passions et construire des
storyitelling qui font de belles Unes affriolantes et sonnantes, il n’y a
pas mieux que ce grand déballage d’une illusion démocratique rituelle
au bord du gouffre.
J’ai le souvenir d’un grand inconnu du public qui s’appelait Roger Lerda, duquel j’ai appris la révolte des canuts à Lyon au cries de « vivre libre ou mourir en combattant ».
Oh ! Ils n’étaient prisonniers de personne seulement de leur 18 heures de travail et de leur pauvreté.
C’est de lui que j’ai appris que c’est de la silicose dont mourraient les mineurs qu’est nait la mutualisation du risque,
car chacun sachant qu’il en mourrait un jour, à son tour il laisserait
sa famille dans la misère et à la seule charité chrétienne. S’en ai
suivit la conquête des assurances sociales qui sont devenues la sécurité
sociales.
C’est de lui que j’ai appris qu’un certain Fernand Pelloutier ex
journaliste de son temps, 1867/1901, crée les bourses du travail pour
émanciper les travailleurs. Pensées comme des organisations de
solidarité, elles sont dotées de divers services de mutualité : bureaux
de placement, caisses de solidarité, caisses de maladie, de chômage, de
décès… et aujourd’hui Sarkozy nous explique que cela est de l’assistanat
qui grève la dette.
On y trouvait aussi des bibliothèques destinées à permettre aux
travailleurs de mieux comprendre leur situation par les lectures d’Adam Smith, Proudhon, Marx, Kropotkine, Zola, Bakounine…
Pelloutier y organise également des cours du soir.
Bref il essayait de faire comprendre au monde ouvrier ignorant qu’ils pouvaient par l’instruction s’émanciper de leurs maitres et de leurs pauvretés.
Etrange destin que le notre, qui aujourd’hui sommes soumis aux maitres
de la finances, et votons pour savoir si l’on doit ou non se choisir le
candidat qui serait supposer nous en libérer.
Etrange destin que le notre, qui étant les plus nombreux sans propriété
économique restons soumis aux puissants, comme l’explique la Boétie,
1530 1563, dans son discourt sur la contrainte volontaire.
Etrange destin que le notre que de lire l’étude de Milgram qui
confirme, ce qu’avait écrit la Boétie, ce contre quoi avait lutté en
vain Pelloutier, qu’il y a toujours plus de 60% des humains qui obéissent à leurs maitres.
Qu’ils soient « Maitres De forges », (Créé en 1864, le Comité des forges a regroupé les principaux maitres de forges français, leur permettant d’étendre leur sphère d’influence dans le monde des affaires, de la finance et de la politique.)
ou ceux qui se regroupent aujourd’hui à Davos tous les ans pour
disserter sur l’avenir du monde ou dans des tink tank plus discret, ou
les maitres anonymes des marchés financiers, la majorité leur obéi.
Tous ces maitres regardent notre déballage d’ignorants, d’incultes, de
superstitieux, de cupides, regardent ce grand cabaret démocratique
électoral et soupèsent le poids de ceux qui seront capables de vivre libre ou mourir au combat, et aujourd’hui ils sont encore moins nombreux que les 40% de transgressifs de l’autorité que laisse penser l’étude de Milgram.
Alors comment ne pas rire quand j’entends un journaleux demander au
front de gauche, pourquoi les ouvriers de votent pas pour lui et
choisissent le Pen ou d’autres, comment peut-on afficher tant
d’ignorance devant des millions de téléspectateurs, si ces derniers ne
sont pas ignorants eux-mêmes des luttes qui leur ont permis de naitre
dans un monde sans canuts, ni silicose. Si eux-mêmes n’ont toujours pas
compris en voyant la misère qui sévit dans notre monde que la pauvreté ne renverse pas les dictatures, sinon le monde serait une démocratie.
Comment ne pas être atterré quand depuis 2006, les français disent à
plus de 90% (cevipof) vouloir réformer le capitalisme et votent pour
ceux qui le soutiennent, ignorant eux mêmes que par leurs actions
économiques quotidiennes ils le nourrissent.
Ne pensez pas que ce soit la visite de Hollande qui ait rassuré les
marchés de la city, pour eux ce qui est rassurant, c’est de savoir que
tous les jours, qui que ce soit qui soit élus vous iraient faire vos dépôts dans les banques.
Comment ne pas être congestionné quand j’entends un président candidat dire à la tribune, même crier son droit de devoir vouloir parler avec les français,
et aucun journaliste pour lui dire mais monsieur le président depuis
votre nomination comme ministre de l’intérieur, puis président de la
république vous n’avez fait que cela, à chaque faits divers, à chaque
occasion qui vous permettez de parler en lieu et place de votre
gouvernement vous avez investi les médias, vous pourriez penser
peut-être qu’ils en ont assez ?
Je sais depuis longtemps qu’il ne sera pas élu, depuis 2009
dans le baromètre politique des français (cevipof) il ne dépasse pas
les 32% de confiance, il est même descendu à 27% une telle constante ne
peut pas assurer une réélection. Il lui reste ses appuis médiatiques ses
chiens de gardes et la pêche aux voix, et je crois que la Marine nourri
le rêve de voir l’UMP imploser, et moi aussi, car je ne comprends pas
comment des gens de valeurs qui y sont, ont pu suivre notre président et
lâcher de Villepin.
Alors les français peuvent tranquillement voter hollande, il fera même
un excellent président, mais si vous compter sur lui pour résoudre les
problèmes, au lieu de vous demander ce que vous pouvez faire pour
l’aider, j’ai bien peur qu’il ne se trouve dans la difficulté, car s’il
va sur le territoire des maitres de Davos, même pour le peut dont il en
affiche l’intention, seul il devra plier les genoux comme la fait
Mitterrand, quand ceux qui l’avait porté au pouvoir l’on lâché.