On écoute donc (religieusement, sur un enregistrement pirate anti-hadopi fait en cachette par un septuagénaire, au moins, sinon davantage, au fond de sa maison de retraite !) la chanson de Stone et Charden, en l’honneur, des deux heureux nouveaux chevaliers de la légion d’honneur sarkozienne : « les autres travaillent », chantaient-ils en refrain en effet à l’époque. Pas eux, alors, était-on tenté de penser ! A noter dans la même chanson l’apologie du vol (de cerises) : bel exemple pour la jeunesse d’alors, qui a aujourd’hui l’âge des plus jeunes loups entourant Sarkozy...(et leurs fils ?). « Les autres travaillent », est-ce au final le refrain des cinq années Sarkozy ? Peut-être bien. Car c’est clair : lui qui déteste tant Mai 68, se présente aujourd’hui comme le Président des pattes d’éph ! Il nous aura tout fait, celui-là ! Vive la France, comme dirait... Stone.
Dans les collines
Les champs et les vignes
Mon Dieu qu’il fait beau
Là-bas dans l’eau fraîche
Nos deux cannes à pêche
Attendent un poisson
J’ai la fringale
Sors la bière en boite
Le pain le jambon
On est dans la paille
Les autres travaillent
Refrain :
Il y a du soleil sur la France
Et le reste n’a pas d’importance
Il y a du soleil sur la France
Allons viens vite que l’on profite
De la vie
Il y a du soleil sur la France
Et le reste n’a pas d’importance
Quoi que l’on fasse
Le fermier d’en face
A les yeux sur nous
Mets les cerises
Là dans ma chemise
Et rentrons chez nous
Dans la campagne
Il reste les traces
De nos deux vélos
Pendant qu’on pédale
Les autres travaillent
au Refrain
Il y a du soleil sur la France
Et le reste n’a pas d’importance
Il y a du soleil sur la France
Et le reste n’a pas d’importance..
PS : et qu’on ne me sorte pas cet argument, svp, à propos de la situation d’Eric Charden, dont je déplore bien entendu l’état actuel. Ce texte vise ce qu’on a pu faire à une époque, pas ce qu’il est lui aujourd’hui. Je souhaite comme beaucoup qu’il s’en sorte, tant le cancer éprouve aussi les proches. Je trouve encore davantage, sachant cela, l’octroi de cette médaille comme d’autant plus dérisoire et de fort mauvais goût.
Il ne s’en est pas sorti, hélas, ce que je déplore aujourd’hui.
PS : Je regretterai davantage Roland Moreno qu’ Eric Charden que ce soit clair.