Voilà un commentaire intéressant. Je ne suis pas du tout d’accord, et je ne partage pas vraiment les horizons des « déclinistes » qui confondent le déclin d’une société ou d’une civilisation avec celui de la nation.
Dans votre critique, au demeurant intéressante et qui rappelle plein d’éléments exacts, il n’y a aucune place pour le dernier bout de la dernière phrase de l’article que je répète ici : Les présidentielles de 2007 seront utiles si elles entament un deuil de notre idéologie nationaliste, pour ouvrir à notre génération les portes d’un nouvel horizon historique. A mon avis, c’est d’abord parce qu’il y a entre nous une grosse différence sur la première phrase : « L’immense majorité des Français perçoivent l’identité nationale française comme une certitude », vous pensez que c’est bien qu’il en soit ainsi et moi pas.
L’intérêt public ne se confond pas avec l’intérêt national. En tous cas, pas toujours, et ça dépend où se trouve sa fenêtre. L’évacuation de cette évidence, c’est de l’idéologie, et en l’occurrence une idéologie que je ne partage pas.