Une maladie chasse l’autre c’est vrai, mais le cancer n’est pas une
fatalité, en l’absence d’exposition à des substances cancérigènes, il
n’y a aucune raison d’en développer un.
Eh si, un cancer peut apparaître sans raison, ni prédisposition. Nous sommes consitutés de milliards de cellules qui se reproduisent en permanence, c’est un processus complexe. Des douzaines de tumeurs apparaissent en chacun d’entre nous chaque jour, la plupart sont éliminées par les mécanismes de défense du corps, mais il suffit qu’une seule devienne cancéreuse pour initier un cancer mortel. Les prédispositions génétiques et les facteurs externes modifient les probabilités, mais il n’en reste pas moins que le cancer peut frapper n’importe qui, n’importe quand, dans n’importe quel milieu, quelle que soit son hygiène de vie, et épargner son voisin qui fume comme un pompier.
Du reste, le cancer est connu depuis l’antiquité, il a été décrit (et nommé) par Hippocrate. Il a tué nombre de nos ancêtres qui ne connaissaient pourtant rien de la radioactivité, des particules de diesel, du benzène et des ondes électromagnétiques. Bien souvent, il passait inaperçu faute de moyen de diagnostic interne, l’interdiction par l’église de l’autopsie jusqu’à la renaissance n’a pas favorisé la médecine occidentale dans ses travaux. Les conditions d’hygiène étant ce qu’elles étaient, le patient mourait le plus souvent d’une infection opportuniste profitant de l’affaiblissement général, on imputait alors le décès à cette infection.