Un extrait de l’article de Wikipedia à l’entrée « racisme »
"Après des études et recherches diverses au sein de la génétique, la
théorie de l’existence des races humaines a été définie par des
scientifiques comme arbitraire, subjective et non pertinente, du fait de
l’impossibilité de classifier telle ou telle personne dans une race
présupposée. Dès 1885, le chercheur Anténor Firmin publie un essai, intitulé De l’égalité des races humaines, dans lequel il réfute les affirmations de Gobineau99.
La publication de la « déclaration sur la race » en 1950 par l’UNESCO
encouragera nombre de biologistes à rappeler régulièrement l’absence de
validité scientifique de la notion de « races humaines ». On peut citer
notamment Albert Jacquard, auteur de L’Équation du nénuphar en 1998100.
La revue Science
a publié en février 2008 l’étude génomique la plus complète effectuée à
ce jour. Les chercheurs ont comparé des fragment d’ADN de 650 000
nucléotides chez 938 individus appartenant à 51 ethnies. La conclusion
de ces travaux est qu’il existe sept groupes biologiques parmi les
hommes : les Africains subsahariens, les Européens, les habitants du
Moyen-Orient, les Asiatiques de l’Est, les Asiatiques de l’Ouest, les
Océaniens et les Indiens d’Amérique. Howard Cann, chercheur de la
fondation Jean-Dausset, cosignataire, précise : « Tous les hommes
descendent d’une même population d’Afrique noire, qui s’est scindée en
sept branches au fur et à mesure du départ de petits groupes dits
fondateurs. Leurs descendants se sont retrouvés isolés par des barrières
géographiques (montagnes, océans…), favorisant ainsi une légère
divergence génétique. » En approfondissant encore leur étude, les
généticiens ont pu déterminer des sous-groupes : huit en Europe et
quatre au Moyen-Orient. Mais avec moins de certitude. Cependant, les
convergences génétiques qui rassemblent les hommes au sein de chacun des
sept groupes ne concernent qu’un relativement faible nombre de
nucléotides. Plus clairement, deux hommes appartenant à un même groupe
peuvent être très différents en ce qui concerne les très nombreux
nucléotides non pris en compte pour établir la classification. Si
différents même que deux membres d’un même groupe peuvent être plus
éloignés, globalement, que deux individus appartenant à deux groupes
distincts (Européens et Africains, par exemple)101.
Ainsi, par exemple, plusieurs études génétiques récentes tendent à
réfuter l’existence d’une « race européenne » aux contours bien précis.
En effet, selon une étude de l’expert Chao Tian, en 2009, ayant calculé
les distances génétiques (Fst) entre plusieurs populations en se basant sur l’ADN autosomal,
les Européens du Sud tels que les Grecs et Italiens du Sud apparaissent
soit à peu près autant distants des Arabes du Levant (Druzes,
Palestiniens) que des Scandinaves et Russes, soit plus proches des
premiers. Un Italien du Sud est ainsi génétiquement deux fois et demi
plus proche d’un Palestinien que d’un Finlandais102,103,104.
En outre, la portion du génome humain relative à l’expression des caractères morphologiques, en l’occurrence le gène codant la production de la mélanine, ne représente qu’une infime partie de l’ensemble de ce génome (trois gènes communs aux divers vertébrés sur les 36 000 du génome). Cf. à ce sujet, l’article Couleur de la peau."