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Christian Labrune

Christian Labrune

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  • Premier article le 06/02/2012
  • Modérateur depuis le 31/07/2013
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Derniers commentaires



  • Christian Labrune Christian Labrune 18 avril 21:33

    @Plus robert que Redford

    Rien à redire à cette phrase. Employer deux mots très voisins pour insister sur une idée sans se répéter, c’est un procédé stylistique tout à fait courant. Comme les deux mots, ici, ne sont pas exactement synonymes, ils ne font pas que se faire écho : le deuxième renforce agréablement l’idée du premier en y ajoutant une espèce de poésie ironique.

    Je n’aurais pas félicité Amaury pour ce trait de style parce que je suis paresseux, mais j’aurais pu. Vous auriez gagné, vous, à éviter la peine d’une observation assez laborieuse et fort incongrue.



  • Christian Labrune Christian Labrune 18 avril 21:22

    @Amaury Grandgil
    Après les crimes de Montauban et de Toulouse, commis au nom de l’islamisme, je m’étais dit que je ne verrais bientôt plus de femmes portant le voile sur le marché de Belleville : elles allaient forcément vouloir se désolidariser d’un fanatisme crapuleux.

    Je dois reconnaître à ma honte que je m’étais lourdement trompé. Les voiles, au contraire, ont paru se multiplier, et il y en avait plus encore après les massacres autour de Charlie Hebdo.

    Quand les Syriens ont commencé à émigrer vers l’Allemagne ou la France, fuyant l’état islamique, et ses horreurs qu’ils avaient connues au quotidien, j’ai encore été très surpris de voir que des femmes à qui on avait imposé le voile, les frontières de l’Europe ayant été traversées, ne s’affranchissaient pas d’un conditionnement qu’elles avaient subi et qui avait dû, pensais-je, leur paraître odieux. Mais je vois désormais tous les jours dans le métro des couples de mendiants avec enfants et l’inévitable petit écriteau : « famille syrienne ». Les têtes des femmes sont couvertes comme elles l’étaient déjà à Raqqa.

    Après l’attentat de Barcelone, la télévision aura montré des mères et des soeurs des terroriste. Elles n’y étaient pour rien, les pauvres : ce n’était pas du tout l’éducation qu’on leur avait donnée, à ces jeunes devenus des assassins, mais elles étaient accoutrées devant les caméras de la télévision espagnole comme on l’était encore dans le Califat, conformément à ce que les imams salafistes de la région leur imposaient.

    Bref, le voile islamique n’est pas un élément du vêtement comme un autre. Il marque une allégeance à l’islam le plus fanatique, il est un signe de ralliement, un étendard, et il est porté en France actuellement par pure provocation. Etant donné ce qui s’est passé depuis plus de cinq ans, et l’atrocité des attentats que nous avons connus, cela suscite à peu près la même horreur, pour tout Français, qu’une croix gammée qui serait exhibée sur un tee shirt.



  • Christian Labrune Christian Labrune 18 avril 20:43

    le pauvre aura des cours minimum qu’il pourra payer, il n’aura donc pas le bac.
    et encore moins accès à la FAC payante.
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    @foufouille
    Ce n’était pas une fatalité. Le système d’instruction publique républicain, intelligemment réformé, aurait pu perdurer si mai 68 n’avait pas accouché de cette passion imbécile de l’égalité à tout prix que les thèses fumeuses de Bourdieu et Passeron dans Les héritiers avaient mises à la mode.

    Jusque dans les années soixante, l’ascension sociale se faisait, en gros, sur deux générations. L’enfant de paysan ou d’ouvrier devenait instituteur et ce dernier savait comment faire pour préparer sa progéniture aux études supérieures. Il connaissait les filières et ses enfants pouvaient sans trop de difficulté avoir accès à Normale Sup ou à Polytechnique. A condition toutefois d’avoir le niveau requis : les concours étaient difficiles.

    Désormais, à l’élève qui aura passé au moins six années dans quelque établissement pourri des territoires perdus où il n’est plus possible d’apprendre, on donne le bac. C’est un droit, et le parfait illettré l’obtiendra comme tous les autres. Ca ne lui servira à rien du tout : il sait moins bien lire et compter qu’un titulaire du certificat d’études dans les années 50, mais peu importe : pour devenir par la suite chômeur ou SDF, c’est bien suffisant.



  • Christian Labrune Christian Labrune 18 avril 20:29

    Actuellement c’est le contraire : les établissements privés accueillent en grand nombre de bons élèves que les parents souhaitent soustraire au bordel effroyable régnant dans certains établissements publics.
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    @oncle archibald

    C’est tout à fait exact, et je viens de l’expliquer également plus haut.

    A moins d’être complètement dérangé, on évite de détruire ce qu’on a payé, et on essaie de s’en servir. Cela vaut aussi lorsqu’on a payé pour s’instruire. Certes, il y aura toujours partout des fainéants et des crétins incapables de vouloir leur propre bien, mais on ne tolérerait pas, dans le privé, qu’ils s’en prissent au bien des autres.

    Dans les établissements publics des territoires perdus, il y a longtemps que le sens de l’émulation s’est inversé. L’élève qui travaille et réussit un peu est un « bouffon ». Dans la langue des banlieues, le bouffon n’est pas un aimable plaisantin, mais un traître, un méprisable lèche-cul qui fait le jeu d’un système où les seuls héros sont désormais les démolisseurs.

    Il faut dire aussi que du côté des enseignants, l’idéologie funeste de ceux qui se prétendaient « pédagogues », dont les décérébrés du syndicat Sud sont aujourd’hui les parfaits héritiers, n’aura pas peu contribué à un effondrement probablement définitif du système.



  • Christian Labrune Christian Labrune 18 avril 20:10

    payer permet aussi d’avoir son diplôme sans rien foutre.
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    @foufouille
    Remarque absurde : le bac est le même pour les élèves de l’enseignement public et pour ceux du privé. Leurs copies anonymées sont corrigées par les mêmes professeurs. Il n’y a qu’à l’oral qu’on sache l’origine des élèves : les listes des textes étudiés portent le cachet de l’établissement.

    J’ai souvent interrogé au bac dans des lycées du 93 et, malgré une préférence toute républicaine pour l’enseignement public, j’ai bien été obligé de constater que les élèves qui venaient de certains établissements privés et même confessionnels, dès la fin des années 80, avaient pour la plupart un bien meilleur niveau. La différence, depuis, n’aura pu que s’accentuer,

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