Vincent.p63 :
"Le
vrai con n’est pas celui qui surexploite la planète. Il est souvent plus
instruit que le con de masse."
Les choses n’ont que la valeur qu’on veut bien
leurs accorder. L’instruction n’a jamais été la preuve d’intelligence, ni la
garantie d’humanisme ou de sagesse. Par ailleurs, les cons instruits sont bel
et bien instruits donc conscients des conséquences de leurs actes.
Votre raisonnement ne tient donc pas la route et
on ne peut par conséquent pas établir d’échelle de graduation de la connerie sur
la base de l’instruction. Mais plutôt sur la base de sagesse, car beaucoup
mériteraient d’être « éclairés » des abysses et de la médiocrité dans
lesquels ils pataugent.
"Comme
celui qui crève de faim sur les terres de son continent (africain) alors que
celles-ci recellent de toutes les richesses dont les moins cons abusent pendant
qu’ils font s’entretuer les cons affamés."
Nous sommes tous responsables de la destruction
de notre planète et de nos civilisations. Et si les indiens d’Amérique, les
indigènes d’Australie ou les Africains du tiers-monde n’ont pas jugés, ne
jugent pas nécessaires de ‘profiter’ des richesses que recèlent leurs terres,
ça n’est pas parce qu’ils sont débiles ou naïfs. C’est parce que, pour certains
d’entre eux, ils plaçaient les valeurs comme l’humilité, la bonté, la sagesse
au centre de leurs intérêts.
Ne trouvez-vous pas inouï, à ce propos, que les
Occidentaux, qui sont censés être civilisés et instruits, n’aient pas toutes
ces matières premières sur leur propre continent et que le seul continent qui
recèle de toutes les ressources indispensables aux Occidentaux soit l’Afrique ?
Eh bien il a peut-être fallu que ces ressources
soient en Afrique ou sur d’autres continents pour que l’on voit de quoi
seraient capables certains pour accumuler des richesses éphémères. Je ne m’étalerai
pas sur la férocité des dominations au nom de telles ou telles ressources.
En revanche, je soulignerai un point crucial :
les civilisations naissent et se consument depuis la nuit des temps (Grecques,
Romains, Egyptiens, Maïas et autres) et nous, nous n’avons toujours pas tirés
les leçons de ces déclins. On ne s’est toujours pas rendu compte que les vraies
richesses de l’humanité ne sont pas les diamants, les demeures de luxe, les
vanités, satisfactions de pulsions immédiates mais les valeurs humaines, les
valeurs spirituelles, et la préservation de l’harmonie de notre nature au nom
de nos enfants, de leur futur.
On ne s’est toujours pas rendus compte que nos
égos, remplumés de nos certitudes, ne sont rien face à l’immensité et la
perfection de l’univers, face à la puissance de la nature, cette nature et
cette divinité (pour ceux qui y croient), qui nous remettront justement très
bientôt à nos places. Ou pas. Point n’est besoin de fin de monde pour parler du
vide spirituel qui gangrène nos sociétés modernes.
Enfin, un point sur lequel je vous rejoins : la
suppression de l’individualisme. Cela fait un moment que l’on a compris que le
capitalisme, prôné par les néolibéraux comme unique modèle de société, plaçant
l’économie et la gains de productivité au centre de toutes les préoccupations,
cela fait depuis un moment que l’on a compris que ce modèle est nuisible à la
planète et à l’humain.
C’est l’être humain, c’est la nature qui doivent
être placés au centre de nos préoccupations. Mais pour cela, il faudrait que
l’être humain accepte d’affronter son plus grand ennemi : lui-même.
Cordialement,