Sacrée bouffée de
nostalgie que cet article très bien documenté. J’ai personnellement suivi avec émerveillement
en tant qu’adolescent Mercury, Gemini, Apollo.
L’après Apollo me
laissa cependant un peu sur ma faim. Bien sur les sondes planétaires sont des succès
époustouflants ainsi que les satellites de télécommunications d’ailleurs.
Mais pour le
reste… La station spatiale n’est qu’un gadget hors de prix ou se font des expériences
sans portée scientifique ou industrielle réelle et qui pourraient tout aussi
bien être faites par des satellites automatiques. En fait cette station ne sert
qu’au prestige technologique des pays concernés et à la survie de l’industrie
spatiale. Sans parler de la navette qui devait baisser le prix de l’accès a l’espace
et qui au contraire l’a fait exploser, sans mauvais jeux de mots.
Soixante and après
le début de l’ère spatiale, la présence de l’homme dans l’espace reste anecdotique.
Les succès de l’astronautique sont modestissimes comparés aux réalisations de l’aéronautique
omniprésente et à la porté de presque
tout le monde aujourd’hui.
Et la suite ne s’annonce
pas mieux. Le retour vers la lune se limitera dans le meilleur des cas à l’envoi
symbolique de quelques individus, comme pour Apollo. Quant à Mars je doute que
mes petits enfants verront cela. Difficile de parler de conquête de l’espace,
tout au plus pourrait on qualifier cela de rares exploits technologiques à l’extrême
limite de nos capacités technologiques et économiques.
Pour réaliser une
véritable conquête du système solaire, des avancées technologiques majeures seront
nécessaires. La propulsion chimique montre clairement ses limites. Des solutions
comme l’utilisation de l’énergie nucléaire ou l’effet vasimir doivent être développées.
Mais ceci nécessitera un courage politique et industriel des agences spatiales
qui pour l’instant préfèrent engouffrer
des sommes phénoménales dans des solutions éprouvées mais sans grand potentiel
de progrès.