bonjour JP
j’avoue qu’un temps j’ai pensé que l’on pouvais socialiser le capitalisme. J’avoue que vouloir faire un capitalisme écologique, anthropocentrique philanthropique et équitable c’est à coup sur annihiler le sens de ces mots. je te copie ce que j’avais écris en 1999 :
Le capitalisme peut-il être un vecteur de
l’évolution…
Pouvons-nous
regarder le système capitaliste et son organisation monétariste,
comme un vecteur de l’évolution humaine ?
Pour
répondre à cette question je vous invite à repenser au processus
d’invariance d’échelle (note 173) et à imaginer les humains
comme des cellules. Ces cellules humaines, par nécessité où par
sens de la propriété en vu de posséder ce qu’elles produisent,
se sont regroupées dans une organisation cellulaire ou société
cellulaire. Organisation fabriquant des enveloppes protectrices que
l’on appelle les frontières d’États qui leur offrent la
protection d’une zone de ressource, mais également qui les isolent
des autres groupes de cellules identiques à elles.
Dans leur
isolement elles développent des spécificités internes qu’elles
considèrent comme étant leurs caractères culturels, leurs ADN
culturels. Pourtant, il survient un moment où ces organisations
cellulaires doivent évoluer, car leurs cellules prolifèrent. Et
leur évolution va dépendre du message qu’elles auront développé,
de la structure qu’elles auront prise, et des moyens d’expansion
qu’engendrera son organisation cellulaire, en quelque sorte leur
ARN culturel, celui qui s’assurera que les ordres qui seront donnés
pour former le nouvel ADN soient bien conformes à ceux qu’a
mémorisé l’ARN (nous appelons cela la colonisation).
Ainsi,
nous pouvons considérer que l’ADN est la représentation de
l’organisation cellulaire humaine, et qu’il se compose de la
diversité culturelle, à laquelle l’ARN veillera, en faisant en
sorte que le message soit toujours le même, pour que la duplication
cellulaire soit toujours identique et recompose la même diversité
culturelle. Si nous rapportons cette construction analogique au
système capitaliste et que nous considérons que ce système est
l’ADN, il convient de rechercher ce qui constitue l’ARN qui lui
permet de reproduire toujours le même schéma. De sorte
que si nous voulons que le capitalisme se
socialise, ce
n’est pas à ses masses monétaires qu’il faut toucher, puisque
celui-ci et l’ADN qui se recompose en fonction du message
structurel, mais à ce qui veille au respect des ordres qui
l’organise, c’est à dire son ARN.
Et ce
qui veille à cela n’est rien d’autre qu’une codification que
nous appelons le plan comptable, le schéma
structurel dans lequel nous avons enfermé, codifié nos relations
sociales après les avoir qualifiées (qualification mesurable).
Un plan comptable qui
a formalisé au fil du temps nos relations économiques, et les
conditionne. Ainsi, quoique nous puisions faire ou
développer comme idéal, si nous l’inscrivons dans une structure
dont la fonction est de faire de l’argent, et de définir
comment il se ventile, nous n’aurons donc en rien modifié dans le
système capitaliste de ce qui nous chagrine ou nous souci. Ce qui
nous souci étant que tous ceux qui concourent à la richesse s’en
trouvent, dans un tour de rôle d’espérance, inégalement pourvus,
voir exclus. Pour poursuivre l’analogie, nous savons que ce sont
les enzymes qui vont structurer la fiabilité de l’ARN messager, et
cet enzyme ou ces enzymes qui vont élaborer l’ARN messager c’est
nous, sous-tendus par un mandant qui est notre égocentrisme, et que
nous avons codifié.
Ainsi cet
ADN monétariste qui prolifère, produit des déchets et empoisonne
en les rejetant dans son environnement toutes les autres espèces et
menace la planète Terre, tout en présentant son ARN comptable comme
seul messager valable du message initial, en s’appuyant sur les
lois naturelles. Le système capitaliste peut donc, tout en
conservant l’utilité de concentration du capital, se comptabiliser
de manière différente et donc se trouver un rôle socialisant, sans
passer par la forme étatique concentrationnaire qu’ont connu les
pays socialistes, (je m’en suis déjà expliqué). Il suffit pour
cela que nous codifions différemment notre égocentrisme, pour que
dans le plan comptable l’activité humaine ne soit pas une charge
mais une richesse. Pour que le travail ne soit pas un coût mais un
produit, pour que ce ne soit pas nos projections égocentriques
« instrumentalistes » qui nous dirigent seulement, mais
aussi la raison de notre intelligence.
Ainsi, ce
langage commun commercial est devenu un « organisme » fictif ou
abstrait, qui nous dirige par notre entremise soumise à son ARN
comptable.
cordialementddacoudre.over-blog.com.