Bonjour,
« J’espère me tromper mais vous donner l’impression que l’absence d’identité est une preuve de non racisme » : non, je pousse la logique à l’extrême mais je suis d’accord que c’est impossible. D’où l’autre terme de l’alternative : accepter la différence et le débat qui va avec, débat qui contient forcément la critique.
Pourquoi peut-on critiquer un choix ? Parce que par nature il contient la
critique. Il est discriminant : il procède par élimination une partie au
profit d’une autre partie supposée meilleure ou plus adéquate. Un choix
contient donc forcément la notion d’évaluation : c’est exactement le
sens du mot critique.
Cnrtl : Définition de critique :
"Soumettre une chose à un examen méthodique en vue de l’estimer à sa
juste valeur ; la juger d’après des critères appropriés qui varient selon
les domaines. Exercer son intelligence à démêler le vrai du faux, le
bon du mauvais, le juste de l’injuste en vue d’estimer la valeur de
l’être ou de la chose qu’on soumet à cet examen."
http://www.cnrtl.fr/definition/critiquer
C’est avec des arguments logiques que l’on pourra, je l’espère déserrer l’étau. En effet « des termes comme »Islamophobie« ou »Antisémitisme" servent
principalement à tuer le débat et à dresser la caméra hors du champs de
l’analyse."
Je ne prends pas mal votre critique. Le champ d’analyse que je propose est fait pour tenter de lever en partie l’obstacle du débat miné en introduisant de la raison. Il faut chercher où la brèche est possible. Ce qui n’empêche pas le débat frontal mais on voit bien que dans le débat frontal les positions se raidissent et s’autojustifient de plus en plus et le blocage est là, avec comme perspective le clash. Perspective peu souhaitable et à l’efficacité discutable.