@ l’auteur
Merci pour cette bonne
réflexion.
Ce n’est pas la
première fois qu’Erdogan montre, sous ses apparences de politicien modéré, sa
particulière dangerosité. C’est lui qui nous avait, en quelque sorte prévenus
sans s’en rendre compte (il s’adressait à son peuple pas à nous) quand il
disait en 1997 : "Les minarets sont nos
baïonnettes, les coupoles sont nos casques, les mosquées sont nos casernes et
les croyants, notre armée".
Un commentateur
rappelle ici son rôle dans l’OCI
(Organisation de la Conférence Islamique devenue en 2011 Organisation de la
Coopération Islamique, "La seule organisation au niveau supra-étatique et
international qui soit à caractère religieux" selon Wikipédia). C’est
cette organisation regroupant 57 pays sous domination islamique officielle qui,
depuis des années, tente de faire criminaliser par l’ONU la critique des
religions.
Il faut souligner
qu’Erdogan et l’OCI bénéficient d’un fort soutien des gouvernants français,
tout particulièrement en ce moment des écervelés du gouvernement "de
gauche" (étant de gauche moi-même je suis bien obligé de mettre des
guillemets) : Fabius vient de recevoir l’OCI avec les honneurs dus aux
gouvernements étrangers et de nommer auprès d’elle une sorte d’ambassadeur qui
n’en porte pas le nom.
Et c’est aussi en
France que de nombreux politiciens, de droite comme « de gauche », de
nombreux journalistes paresseux, des intellectuels peu scrupuleux…
entretiennent l’odieux mensonge selon lequel "l’islamophobie serait un racisme ou/et de la
xénophobie« .
Même notre Prix Nobel de
littérature Jean-Marie Le Clézio vient d’apporter son soutien public à cette
mortifère tricherie !...
Je crois qu’il faut,
pour sortir de la lamentable et très dangereuse confusion où se complaisent les tricheurs de toutes
sortes, partir de cette phrase d’Albert Camus (précédent Prix Nobel) :
« Mal nommer les choses c’est ajouter au malheur du monde ». Il faut
rétablir très clairement le vrai sens de mots ici concernés. Par exemple
-
»l’islamophobie« , la »judaïsmophobie« , la
»christianismophobie« , la catholicismophobie »… désignent des
positions parfaitement respectables
et qui doivent pouvoir être librement exprimées puisqu’elles désignent la
crainte ou/et la détestation de religions.
- »la musulmanophobie",
la « judéophobie », « l’antisémitisme », la
« christianophobie »… doivent être réprimées par la loi puisque ce sont
des manifestations de haine envers les personnes adeptes de ces religions.
Nous avons une belle
langue, qui permet de s’exprimer sans ambiguité, il faut s’en servir
correctement.
Concernant »la
négritude" je ne suis pas tout à fait d’accord avec vous. Elle a été créée
par Césaire, Senghor, Damas et quelques autres écrivains noirs en réaction contre le racisme "mettant les peuples de couleur
au-dessous des blancs", pour affirmer l’égale dignité de ces peuples de couleur. Certains intellectuels
noirs ont d’ailleurs, dans leurs créations littéraires très vite dépassé bien
des intellectuels blancs - c’est Aimé Césaire qui m’a fait découvrir à la
bibliothèque de Pointe à Pitre le plus beau de la poésie par son livre Cahier
d’un retour au pays natal - Il
est vrai que des intellectuels qui se réclament de ces grands prédécesseurs
déforment aujourd’hui le sens du mot négritude (la pseudo-Gauche est aussi
sotte quand elle est noire que quand elle est blanche). A tous je conseille la
lecture du livre où Françoise Vergès s’entretient avec Aimé Césaire, Nègre
je suis, nègre je resterai dans lequel le grand homme montre en quoi sa négritude
est à sa manière un bel universalisme.
Pardonnez-moi d’avoir
été si long. Mais tout ça est si important !