@ baratier
1-le taux de remplacement des congés maladie et maternité dans l’enseignement privé s’est élevé à 99.5% en 2009, et à seulement 92% dans l’enseignement public
2-les enseignants du privé n’ont pas le statut de fonctionnaire, même s’ils sont rémunérés par l’Etat. Vous leur donnez votre statut pour le même prix.
3- La règle, dite du 80/20 a été concédée par la loi de finances de 1985 à l’enseignement catholique : 20% des moyens publics lui sont attribués pour remplir sa mission. Or, dans les détails, elle n’est pas appliquée, il s’agit d’un ordre de grandeur. La loi du 80/20 n’est donc plus appliquée en France, ni pour les moyens, ni pour le nombre d’élèves. Invoquer cette règle pour justifier des diminutions ou des augmentations de crédits n’a aucun sens…
4-Les écoles privées sont financées en partie par l’Etat, mais aussi les régions, les départements et les communes. En comparant les crédits alloués à l’enseignement public et privé dans les lois de finances, on voit qu’un élève du privé a coûté 3426 € en moyenne en 2009, et 4607 € dans le public, un coût qui augmente dans le public. Ces crédits permettent de financer les « dépenses de personnel », les « dépenses de fonctionnement » et les « dépenses d’intervention ». Pour quelles raisons un élève du public coût-t-il plus cher qu’un élève du privé, hors dépenses d’investissement (prises en charge par les parents dans l’enseignement privé) ? Une asymétrie d’autant plus difficile à justifier que, alors que le coût d’un élève du privé tend à stagner, celui d’un élève du public augmente régulièrement.
Chiffrages à l’appuis vous tergiversations sont obsolètes !