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Les victimes du FLN attendent l’hommage du chef de
l’Etat
Posted : 17 Oct 2012
12:10 PM PDT
Dans /www.elysee.fr/president/les-actualites/communiques-de-presse/2012/communique-17-octobre-1961.14120.html" target="_blank">un
communiqué de l’Elysée publié aujourd’hui, on peut lire
:
»Le 17 octobre
1961, des Algériens qui manifestaient pour le droit à l’indépendance ont été
tués lors d’une sanglante répression. La République reconnaît avec lucidité ces
faits. Cinquante et un ans après cette tragédie, je rends hommage à la mémoire
des victimes.">span>
Ce n’est pas la première fois que /lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/2011/10/propagande-autour-de-la-nuit-du-17-octobre-1961.html" target="_blank">François
Hollande rend hommage aux terroristes du FLN.
Alors c’est encore l’occasion de rappeler la réalité historique. Le colonel
Raymond Montaner, commandant de la Force Auxiliaire des Harkis de Paris depuis
1959, unité destinée à protéger les Algériens de la capitale et des banlieues
contre la vaste entreprise de racket du FLN pour lever « l’impôt révolutionnaire »,
raconte :
»Il ne s’agissait pas d’une manifestation
pacifique, mais d’une double action minutieusement montée par le FLN.
Tandis que des groupes armés devaient saboter
et incendier des installations vulnérables dont le port
pétrolier de Gennevilliers et le complexe pétrolier de Melun, d’autres manifestants, mobilisés souvent de
force, sous la menace, devaient envahir le centre de Paris,
principalement vers la place de l’Opéra, de la République, et converger vers
les Champs Élysées pour y déployer le drapeau FLN. A cette époque, toute
manifestation de ce type était interdite dans la capitale.
La police parisienne
semble avoir été surprise par ces manifestations. Environ 1.300 hommes répartis
en petits groupes de 25 policiers étaient disséminés dans les zones sensibles,
sans grande coordination. Un
premier affrontement eu lieu, dès 19h30, au pont de Neuilly, une quinzaine de
policiers se retrouvèrent opposés à plusieurs centaines de manifestants.
Cependant, aucun coup de feu ne fut tiré. Les forces de l’ordre se replièrent
vers d’autres points d’appui. Rapidement, la police reprit la situation en
main.
On découvrit alors un
fait étonnant : l’extrême rapidité avec laquelle, devant le regroupement
des policiers qui avaient reçu des renforts, les manifestants se débandèrent,
ou se laissèrent appréhender. Conduits au Palais des Sports et au stade de
Coubertin, l’immense majorité
des Algériens arrêtés avouèrent qu’ils avaient été mobilisés sous la menace de
mort par les agents recruteurs du FLN, ou menacés de représailles sur leurs
familles pour ceux qui auraient refusé de se joindre à ce
« rassemblement patriotique ». La plupart furent renvoyés chez eux,
après vérification d’identité…
Le vrai bilan, entre
le 17 et le 21 octobre 1961, s’établissait à 7 morts, dont 2 seulement attribués directement à la police :
Achour Belkacem et Amar Malek, tous deux agents du FLN. 5 autres morts seront décomptés, dont un
Français, Guy Chevalier, et 4 Algériens, vraisemblablement victimes de
règlement de compte."
Autre réalité : entre janvier 1955 et juillet 1962, les groupes armés du FLN ont assassiné, en
France, plus de 6000 Algériens, tués par balles, strangulation, égorgement,
après tortures. Il faut compter aussi 9000 cas de mutilations (ablation du nez,
des oreilles, des lèvres) soit une moyenne de 5 tués ou blessés par jour,
pendant 7 ans ! La masse de ces Algériens en métropole
était hostile au FLN. Auront-ils droit à l’hommage du président de la
République ?