Je ne souhaite pas entrer dans une guerre de citation, je trouve ce genre de dissection du message de l’interlocuteur assez déplaisant, je ne vais donc pas vous l’infliger.
Ah oui je comprend. Vous n’aimez pas ma façon de répondre. J’en suis vraiment désolé. J’ai pour habitude de bien répondre pas à pas afin de ne rien oublier. J’ai toujours pensé au contraire que c’était une marque de respect au message qui m’est ainsi transmis... Donc je ne fais pas la guerre...
Ne vous en déplaise je vais continuer ainsi, comme j’en ai l’habitude d’ailleurs. Je ne trouve pas cette façon de faire illisible d’ailleurs en raison de la nette distinction entre prose en gras (celle de l’interlocuteur) et la mienne.
J’espère donc que vous me pardonnerez de continuer. Je n’en doute pas d’ailleurs. 
En disant que les idées de Guénon ne sont adéquates que pour lui-même, je parlais bien d’adéquation. Le message de René Guénon peut avoir du sens pour beaucoup d’entre nous, mais n’est adéquat qu’avec sa pensée à lui.
Je ne vais pas me répéter mais je crois qu’il n’en est rien.
Accepter les idées de quelqu’un ne fait pas de ses idées les vôtres ; elles ne le seront, que lorsque vous les aurez toutes vérifiées.
Personnellement j’ai pu vérifier pas mal de choses... Et je ne dois pas être le seul.
Il est inexact de dire que Guénon s’est tourné vers le soufisme parce qu’il ne trouvait pas de cadre à une initiation ésotérique occidentale. A ma connaissance il était lui-même franc-maçon et est entré en maçonnerie précisément parce que c’était le seul lieu où il pouvait espérer la trouver. Cependant, comme à beaucoup d’autres, les rites maçonniques lui ont laissé une impression d’inachevé : il lui fallait cette dimension d’application concrète de ses idées qui n’est pas évidente à la franc-maçonnerie.
Guénon a quitté la maçonnerie parce qu’il s’est aperçu que celle-ci était déjà dégradée. Pas parce que celle-ci n’était pas en adéquation avec ses idées. Ses « frères » maçons ne comprenaient plus rien au rituel même parmi les plus pointus, du moins le prétend-il. Je ne peux rien en dire, connaissant très mal la maçonnerie. La maçonnerie est une pratique de rituel avec symbolisme. Avec comme postulat que cette pratique change l’homme. A-t-il estimé que cette pratique n’était pas efficace, sans doute..
Le soufisme, en revanche, possède un pendant applicatif : on est soufi en corps et en esprit. On ne fait pas que réfléchir et spéculer, on agit et on vit en soufi.
Je connais mal la maçonnerie, mais j’ai la sensation que vous non plus. Le maçon ne fait pas que réfléchir et spéculer. Même si on parle de maçonnerie spéculative. La vie du maçon c’est le symbolisme et le rituel qui doivent être vécus pour être efficaces et pour que la maçonnerie soit vraiment une société initiatique. Je ne parle pas ici du Grand Orient ou d’autres obédiences qui n’ont plus de maçonnique que le nom. Et qui sont des sociétés profanes.
Mais je remarque quand même que, alors qu’une des spécialités de Guénon était de descendre en flammes les échafaudages spiritualistes de ses contemporains en écrivant contre leur doctrine, le soufisme aurait dû, s’il l’avait véritablement embrassé et compris, lui enseigner de se taire et de considérer qu’après tout, tous les chemins mènent à Rome ;
Houlà non ! Encore heureux qu’il l’ai ouvert et bien en grand. Héléna Blavatsky et sa théosophie notamment est de la bouillie pour chat, qui malheureusement séduit un grand nombre. Le mérite de Guénon est d’avoir apporté un corpus assez sain et cohérent. Qui permet d’éviter de se fourvoyer dans ce genre de littérature.
et que le chemin le plus court ne se partage pas car il est propre à chacun. C’est seulement à la fin de sa vie qu’on le verra véritablement se conformer à cela.
Là je suis d’accord. Et je dirai même que ce chemin autorise toutes les erreurs. Mais cela ne veut pas dire qu’il faille la fermer. L’ouvrir fait aussi partie du chemin. De toute façon ceux qui ne veulent pas de Guénon iront voir ailleurs.. Néanmoins ceux qui se permettent des « erreurs » genre faire partie des Témoins de Jéovah ou autres impasses, seront peut-être plus lents que d’autres pour arriver à Rome..
Quant au silence de Guénon à la fin de sa vie je crois qu’il était simplement dû au fait qu’il avait déjà abondamment tout dit et que d’autre part il était temps pour lui de passer à autre chose, à savoir sa propre perfection spirituelle sous la direction d’un maître soufi.
Chose que je n’aurai pas fait personnellement mais que je me garderai bien de juger. À chacun son chemin.