Ah, casser du sucre sur le dos des autres !
Je n’ai pas été la dernière lors de nombreuses sessions mémorables à la photocopieuse ou ailleurs. Un chef de service, un collègue absent, et hop, tout y passe, on sombre dans l’analyse psy, on fouille profond, et ça fait du bien, et ça rapproche les médisants ... mais pour un instant seulement.
Au bout d’un moment, on finit par remarquer un petit goût amer qu’on a sur la bouche. On retourne dans son bureau, on n’arrive pas à retrouver le rythme, on se sent tout drôle, péteux pour tout dire.
Le chef de service, pas de problème, il peut être viré et on sera ravi - mais le pauvre collègue ! Tiens, le voilà justement. Bonjour, tu vas bien ? Et on se sent faux-cul, et on se met à penser que, quand on n’est pas là, les autres doivent faire pareil pour nous non ?
J’ai finalement arrêté de dire du mal des autres il y a des années - et ça fait du bien finalement. Entre l’air vicié et l’air pur, plus d’hésitation.