Merci de vos
remarques.
Je persiste à dire que ces sondages ont été réalisés sans
tenir compte de certains principes déontologiques des sondages.
Sondeur depuis 1985, enseignant en fac les techniques de
sondage depuis 1979, auteur de plusieurs
articles sur la manipulation par les sondages, j’ai la faiblesse de savoir de quoi je parle.
J’en veux
une autre preuve : la proportion de sympathisants trouvés :
Dans ces
différents sondages, la proportion de sympathisants UMP constatée varie
considérablement, preuve que la constitution des échantillons était
approximative.
La notion de
sympathisant dépend bien évidemment de la nature de la question posée et
des mots utilisés pour la définir. L’Ifop
le 31 Aout trouve 20,5% de sympathisants ; Opinionway le 8 octobre en
repère 35% ( ?) ; Harris Interactive est plus expéditif, il ne dit
pas combien il en trouve. BVA dans son enquête le 16 novembre en dénombre 25%.
Il est
probable que cette question variait d’un institut à l’autre, et on peut dire ce
n’était pas « les mêmes sympathisants ». Mais un tel écart dans
la proportion de sympathisants UMP
trouvée par ces sondages (de 20% à 35% soit 15% d’écart) ne lasse pas de
m’interroger.
La
déontologie aurait du obliger les instituts à publier leurs critères de
définition de ce qu’ils appelaient « un sympathisant ».
Pourquoi y a t-il de telles
différences entre les résultats des instituts et la réalité ?
1. Parce que les
sympathisants ne sont pas des adhérents
2. Parce que les définitions
des sympathisants étaient différentes d’un institut de sondage à l’autre, ils
n’ont donc pas interrogées les mêmes catégorie de personnes...
3. Parce que les questions posées par ces instituts sur la
préférence en matière de président étaient elles aussi différentes.
La question des fraudes et du
spectacle que donne l’UMP est une autre question…