Cher Bernard Dugué,
Merci à nouveau pour votre article et les efforts que vous déployez pour tenter de cerner cette dramatique crise économique et donc de faire émerger des alternatives profitables à tous, en tous pays. J’apprécie la clarté et la rigueur de votre pensée, c’est pourquoi il me semblerait plus utile que vous les consacriez aux solutions plutôt qu’aux constats.
Le capitalisme, qu’on lui donne n’importe quel nom, est, reste et restera toujours un système vicieux et pervers, fabriquant suis generis de l’exclusion et de la pauvreté.
Cessons donc de nous en occuper, laissons le crever de sa mauvaise mort et intéressons-nous à le remplacer.
J’ai choisi le pseudo « occam » par référence au franciscain Guillaume d’Occam (XIVème siècle) auquel on attribue comme vous le savez le fameux principe de parcimonie, dit « rasoir d’Occam ». Donc, appliqué à l’économie, quels sont les principes les plus simples à considérer, à poser en prémisse, pour que tout être humain sur Terre dispose sa vie durant de conditions de vie décente ?
Le Revenu Universel que vous défendez en est un, qui découle en fait du Droit non encore affirmé « urbi et orbi » et que les Etats et les décideurs mondiaux devraient décréter sans tarder : le Droit économique universel, le seul en fait qui permette et garantisse ensuite tous les autres. Comment pouvons-nous encore tolérer cette pauvreté, cette misère qui frappe de plus en plus de gens de par le monde !
Je pense quant à moi qu’on peut encore passer un « coup de rasoir » sur le R.U. et déboucher sur la gratuité, mais ce peut être considéré comme l’étape ultime.
Laissons tomber nos articles et nos interventions amères sur les méfaits du capitalisme, diffusons tout autour de nous de nouveaux paradigmes économiques totalement affranchis des tares de la finance folle.
Ne vous inquiétez pas de « parler dans le désert », offrez des pistes nouvelles, soulignez toutes les expériences originales alternatives qui s’expriment déjà ici ou là, abandonnons les prix Nobel d« économie » (sic) à leurs élucubrations (ont-ils en quoi que ce soit amélioré le sort des hommes ?) et raisonnons en citoyens de bon sens, le « rasoir » en main. Nous imprégnions ainsi l’inconscient collectif humain. Les gens réfléchissent, ils constatent, ils adhèreront à de nouveaux principes humanistes et solidaires.
Hâtons-nous de trouver un nouveau système avant que l’actuel ne s’effondre brutalement, si non bonjour le chaos, ne croyez-vous pas ?
Bien cordialement