Bonjour Olivier, très beau article.Je peu m’empêche de te faire partager un extrait, comment Homére à fait allusion à l’Olivier !
« Pénélope parle ainsi afin d’éprouver Ulysse. Le héros, blessé
d’un tel discours, dit à sa chaste épouse :
[183] « Pénélope, tu viens de prononcer une parole qui
m’a déchiré le cœur ! Qui donc a déplacé cette couche ? L’homme le plus habile
et le plus fort n’aurait pu en venir à bout. Il n’y a qu’une divinité qui ait pu
transporter facilement ma couche ailleurs : le mortel même le plus robuste ne
pourrait la changer de place. Il existe des secrets merveilleux dans cette
couche habilement travaillée : c’est moi seul qui l’ai construite, et nul autre
n’y a mis la main. — Dans l’enceinte de la cour s’élevait jadis un superbe et.
vigoureux olivier à l’épais feuillage, dont le tronc était aussi gros qu’une
colonne. Autour de cet olivier je bâtis la chambre nuptiale avec des pierres
étroitement unies ; je la couvris d’un toit et je la fermai par des portes qui
se joignaient exactement. Je coupai ensuite le sommet de l’olivier, et, après
avoir scié le tronc à partir de sa racine, je le polis tout autour avec
l’airain, je l’alignai au cordeau, je le trouai de tous côtés avec une tarière,
et j’en formai le pied de ma couche, que je façonnai avec le plus grand soin, et
que j’enrichis d’or, d’argent et d’ivoire ; puis je tendis en dessous des
courroies de cuirs teintes en rouge. Voilà les secrets merveilleux dont je t’ai
parlé. Maintenant j’ignore si ma couche est encore à l’endroit où je l’ai
laissée, ou si quelqu’un l’a transportée ailleurs en coupant l’olivier à sa
racine (3).
»
Il dit. Pénélope sent ses genoux trembler et son cœur défaillir
lorsqu’elle reconnaît les signes que lui décrit son époux avec tant d’exactitude
; elle se lève en pleurant, court à Ulysse, lui jette ses bras autour du cou,
lui baise la tête et le visage, et lui dit :
[209] « Ne sois point irrité contre moi, cher Ulysse,
toi le plus prudent des hommes. »
http://remacle.org/bloodwolf/poetes/homere/odyssee/livre23.htm
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