Petit cours de biologie pour les nuls, puisque je lis encore que l’homme est un prédateur (et donc carnivore).
L’homme a une structure non offensive : les ongles plats (pas de
griffes), la salive, alcaline, contient de la ptyaline. Il est doté de
nombreuses glandes salivaires, d’une langue lisse, de mandibules faibles
et non prononcées, capables aussi de mouvements latéraux, d’incisives
bien développées, de molaires plates, d’intestins longs comme 12 fois
leur tronc, et d’un estomac avec duodénum. Les sécrétions gastriques
sont faiblement acides (presque 20fois moins que celle des carnivores),
le placenta est de type discoïdal.
De plus l’homme ne produit pas
d’uricase et les glandes sudoripares sont présentes sur tout le corps ;
le champ visuel est ample, stéréoscopique et apte à la vision des
couleurs, l’urine est alcaline.
Ces caractéristiques sont celles des frugivores (qui se nourrissent de fruits et de graines).
La
preuve principale en est le placenta, que le biologiste anglais Thomas
Henry Huxley considérait comme la meilleure base de classification des
espèces, puis vient la main préhensile comme chez les singes ou les
rongeurs et enfin la position de la mâchoire et de la dentition
inferieure, élément typique de l’homme mais aussi chez les singes et les
animaux végétariens en général.
L’homme a cuit ses aliments pendant des milliers d’années.
Cependant
l’homme est sur la Terre depuis beaucoup plus longtemps et il est
biologiquement et physiologiquement programmé pour manger sans avoir
recours au feu, tout comme les autres animaux. Désobéir aux règles de la
nature entraine des conséquences facilement observables. Aucun autre
animal sur la planète ne cuit sa nourriture et aucune autre animal à
part les humains (ainsi que ces animaux domestiques) ne souffre d’autant
de problèmes et de maladies.
La chaleur modifie la structure
moléculaire des aliments en rendant les éléments nutritifs moins
assimilable. Les aliments cuits et dénaturés, spécialement les aliments
industriels, sont moins faciles à digérer que la nourriture cure. Tout
ce que nous consommons et qui ne peut être digéré ou assimilé est
éliminé en tant que déchet.
Un mot sur les protéines :
Les
protéines que nous absorbons avec la nourriture sont toujours
décomposées en des molécules plus petites, les acides aminés, que l’on
peut définir comme les « briques » qui constituent les protéines. Les
aliments contiennent 20 acides aminés différents, dont 8 « essentiels »,
ceux que notre organisme n’est pas en mesure de synthétisés et que nous
devons impérativement introduire avec la nourriture. Les protéines sont
donc constituées d’acides aminés et participent à la formation
tissulaire.
Par ailleurs, l’école et la télé nous répètent à longueur
de journée que les protéines nobles sont celles d’origines animale, car
elle apportent tous les aae.
En fait, les aae sont présents dans tous les aliments, y compris les fruits et les légumes.
La
1ere expérience sur les besoins en protéines a été conduite en 1914,
sur des rats de laboratoire. Les chercheurs ont déterminé la quantité de
protéines nécessaire à la croissance de jeunes rats et ont appliqué ces
valeurs à l’être humain.
Bien qu’il soit facile d’imaginer que les
rats et les hommes ont des besoins différents, c’est bien ainsi que les
valeurs protéiques, utilisées encore de nos jours, ont été identifiées.
La cuisson des aliments engendre la coagulation des protéines et donc leur destruction partielle.
L’exposition
à une température entre 60°c et 100°c dénature la structure des
protéines et au dessus de 100°c détruit certains aae tels que la lysine
(ndrl : si chère aux omnis et leurs protéines complètes d’origine
carnée), la méthionine et les tryptophanes.
Notre alimentation devrait être composée comme suit :
35 à 60% de fruits frais
20 à 40% de légumes crus
5 à 20 % de noix, graines, pousses
0 à 10% de fruits secs
source : manger cru et sain de Stephano Momente et Sara Cargnello
Si l’homme peut se targuer d’être un prédateur ce n’est pas grâce à sa
structure physique, mais grâce à son intelligence et son ingéniosité
(armes, feu..). Sans cela son physique n’est que celui d’une banale proie pour
les vrais prédateurs.