Il est toujours des contre-exemples à trouver. J’ai longtemps travaillé dans une société d’intérim, vous savez ces ignobles buveurs de sueur qui se gavent sur le dos des laborieux accablés. J’ai commencé tout jeunot avec de belles idées plein la téte. J’étais alors fier d’avoir à trouver du travail pour ceux qui n’en ont pas. Et j’en ai cotoyé des milliers. J’en ai connu qui répondaient toujours « présent », même pour une mission de quelques heures, ceux qui venaient en fin de journée chercher en agence un acompte de quelques dizaines de francs pour mettre dans le réservoir le carburant qui leur permettait d’aller au travail le lendemain. Et puis j’ai connu ceux qui entrebaillaient la porte de l’agence en fin de matinée en demandant « y a pas d’boulot, hein.. ? » en ayant tourné les talons avant même que nous ayons répondu.
Personnellement, je ne considère pas le travail comme un droit. C’est avant tout une chance qu’on se crée. Oui, il faut se lever le matin. Oui, il faut frapper à des centaines de portes qui vous sont claquer au nez. Oui, c’est décourageant. Il y a ceux qui persistent, qui s’obstinent et ceux qui s’avachissent sur le canapé, zappant de chaine en chaine, attendant que les subsides de l’état tombent.
Le droit au soin.. ? Je pense que ceux qui vivent au crochet de la société française sont plus que mal placés pour oser demander plus... Dans notre pays, où même les personnes en situation irrégulière n’ont désormais plus à sortir le moindre cent pour profiter du système de soins... Soyons sérieux, reposez vos pieds sur terre.. !
Oups... Voilà que je suis en retard. Je travaille aujourd’hui alors que j’avais déjà 55 heures au compteur hier soir... J’aimerais avoir parfois le droit... de me reposer et de profiter de ma famille (.. !)