Christian Labrune
« ...pour ne pas rester dans le vague théorique, proposer aussi quelques exemples concrets qui réveillent vraiment la mémoire et parlent à l’imagination : Staline, Kim il Sung, Pol Pot. Il y en aurait bien d’autres, et qui vivent encore, mais après ceux-là, on peut déjà tirer l’échelle. »
De tous les personnages que vous avez cités et amalgamés, il n’y a qu’un seul qu’il faut retenir comme un exemple concret. C’est Staline, c’est-à-dire l’URSS.
Pour Kim Il Sung, vous faites référence à la Corée du Nord. On peut tout de même observer que si ce petit pays lilliputien peut aujourd’hui se prévaloir d’une réelle indépendance face aux hégémonies impérialistes occidentales, c’est en grande partie, au départ, grâce à l’URSS de Staline. Il en est de même de la Chine de Mao. Cette appréciation ne présage en rien l’évolution de ces pays postérieurement à l’URSS, à Staline. En effet, comme on sait, l’URSS a cessé d’exister en mars 1953 par coup d’Etat trotskiste-khroutchevien ayant renversé l’Etat Soviétique par assassinat des principaux dirigeants dont Staline.
Pour Pol Pot, vous faites référence à la convulsion du Cambodge dans un contexte régional rendu chaotique par la seconde guerre d’Indochine ou guerre du Vietnam, traduction des rivalités entre l’impérialisme américano-européen, le social-impérialisme chinois et le social-impérialisme russe. Compte tenu de la restauration de l’impérialisme russe sur les décombres de l’URSS et du refus de la Chine maoïste à s’engager dans la voie de la dictature du prolétariat (la République de Chine n’ayant jamais été socialiste mais populaire) préférant le capitalisme, les aventures maoïstes de Pol Pot ne sauraient être attribuées à la dictature du prolétariat. Ces aventures sont le produit des rivalités entre les impérialistes.
Soyons honnêtes un minimum !