comme je l’ai écrit dans un commentaire, cette proposition émane d’un ami universitaire, voila un complément d’explication de sa part :
il faut savoir que le capital que représente la
dette n’existe pas ou pour partie seulement, seul les intérêts sont bien réels.
Je m’explique. La France doit rembourser demain 10 milliards d’euros somme
qu’elle a pas, elle les emprunte supposons à la banque qu’elle doit rembourser
ou est le numéraire de cette transaction ? un simple jeu d’écriture.
La dette de la France sera probablement en fin
de 2013 de l’ordre de 2 000 milliards d’euros.
On sais que les français détiennent déjà environ
600 milliards de cette dette, actuellement 1300/1500 milliards engraissent
les fonds de pensions Anglo-saxon, chinois ou autres, cette situation influence
fortement la balance de payements et appauvrit la nation. Si l’on veut bannir
les banques du système d’intéressement l’effort
à fournir reste bien de 2000 milliards.
On cherche
vainement à comprendre comment on arrive à payer annuellement une charge de la
dette de l’ordre de 220 à 240 milliards ? Le calcul simple qui consiste en
partant de l’hypothèse : les 2000 M€ se remboursent en 20 ans = 100
milliards/an de capital à rembourser, ce qui laisse à penser que le système
ponctionne annuellement plus en intérêts que le montant des annuités de la
dette.
En
restant prudent je considère que l’on est en capacité de rembourser les 2000
milliards plus les intérêts en 20 ans. (voir modèle)
Le
tau d’intérêt (3,326 %) que j’ai arbitrairement retenu pour quantifier les
besoins est celui qui doublerait la dette à l’échéance d’un remboursement
unique dans 20 ans, 2033. Dans tous les cas on doit garantir aux préteurs un
intérêt qui serait toujours supérieur à l’inflation et au rendement du livret A
(de + 1 % par exemple)
Le
choix qui est fait est de s’interdire, comme actuellement, de payer des
intérêts sur les intérêts, ceux-ci seront donc payés toutes les années
conjointement au n/n du capital.
On
observe sur le modèle (ci-joint) que le total des intérêts se limiteraient dans
mon schéma en fin d’opération à 740 milliards contre 2000 milliards dans le cas
d’un remboursement en 2033. Sur cette période la charge de la dette passe de
170 milliards la première année à 103 pour la dernière, contre environ 220
milliards aujourd’hui.
Ces
résultats, que l’on peut observer sur les tableaux, laissent à penser qu’à
charge constante cet l’emprunt peut être soit :
•
résorber en moins de 20 ans (voir tableau 2
et 3 sur 15 et 16 ans)
•
permettre de verser un tau d’intérêt plus
important
•
d’accorder un tau plus favorable pour les
petits porteurs
•
de réduire le déficit budgétaire
•
d’investir dans le
renouvellement/amélioration d’infrastructures productives
•
mais plus certainement faire un mixage du
tout
On
peut valablement penser que le rapatriement des avoirs que certains résidents
français plaquent à l’étranger peuvent (avec une certaine forme amnistie)
assurer le recouvrement d’une partie importante l’emprunt ?
Le schéma général de cette nationalisation
pourrait être le suivant :
1)
Créer un
organisme d’état de gestion « simple » ne pas utiliser le
système bancaire
2)
Mutualiser les
dettes état par état (permutation/échange/rachat....)
3)
Mobiliser
l’épargne des français (actuellement 11000 milliards € en France, plusieurs centaines à l’étranger)
4)
Considérer que
l’emprunt se rembourse sur 15, 16 ou 20 ans
5)
Mettre en place
un système d’intérêt inversement proportionnel au montant de la participation avec un plafond bas
attractif
6)
Rembourser
capital + intérêt au terme de chaque année par n/ème
7)
Dispenser des
intérêts des impôts sur le revenu pendant les 5∕10 premières années, pour la durée de l’emprunt pour
les petit porteurs
8)
Réorienter
excédant vers des dépenses productives et utiles
9)
….