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Commentaire de olivier cabanel

sur Leur monde est devenu trop petit


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olivier cabanel olivier cabanel 25 décembre 2012 07:46

Roubachoff

comme je l’ai écrit dans un commentaire, cette proposition émane d’un ami universitaire, voila un complément d’explication de sa part :

il faut savoir que le capital que représente la dette n’existe pas ou pour partie seulement, seul les intérêts sont bien réels. Je m’explique. La France doit rembourser demain 10 milliards d’euros somme qu’elle a pas, elle les emprunte supposons à la banque qu’elle doit rembourser ou est le numéraire de cette transaction ? un simple jeu d’écriture.

La dette de la France sera probablement en fin de 2013 de l’ordre de 2 000 milliards d’euros.

On sais que les français détiennent déjà environ 600 milliards de cette dette, actuellement 1300/1500 milliards engraissent les fonds de pensions Anglo-saxon, chinois ou autres, cette situation influence fortement la balance de payements et appauvrit la nation. Si l’on veut bannir les banques du système d’intéressement l’effort à fournir reste bien de 2000 milliards.

On cherche vainement à comprendre comment on arrive à payer annuellement une charge de la dette de l’ordre de 220 à 240 milliards ? Le calcul simple qui consiste en partant de l’hypothèse : les 2000 M€ se remboursent en 20 ans = 100 milliards/an de capital à rembourser, ce qui laisse à penser que le système ponctionne annuellement plus en intérêts que le montant des annuités de la dette.

En restant prudent je considère que l’on est en capacité de rembourser les 2000 milliards plus les intérêts en 20 ans. (voir modèle)

Le tau d’intérêt (3,326 %) que j’ai arbitrairement retenu pour quantifier les besoins est celui qui doublerait la dette à l’échéance d’un remboursement unique dans 20 ans, 2033. Dans tous les cas on doit garantir aux préteurs un intérêt qui serait toujours supérieur à l’inflation et au rendement du livret A (de + 1 % par exemple)

Le choix qui est fait est de s’interdire, comme actuellement, de payer des intérêts sur les intérêts, ceux-ci seront donc payés toutes les années conjointement au n/n du capital.

On observe sur le modèle (ci-joint) que le total des intérêts se limiteraient dans mon schéma en fin d’opération à 740 milliards contre 2000 milliards dans le cas d’un remboursement en 2033. Sur cette période la charge de la dette passe de 170 milliards la première année à 103 pour la dernière, contre environ 220 milliards aujourd’hui.

Ces résultats, que l’on peut observer sur les tableaux, laissent à penser qu’à charge constante cet l’emprunt peut être soit :

  résorber en moins de 20 ans (voir tableau 2 et 3 sur 15 et 16 ans)

  permettre de verser un tau d’intérêt plus important

  d’accorder un tau plus favorable pour les petits porteurs

  de réduire le déficit budgétaire

  d’investir dans le renouvellement/amélioration d’infrastructures productives

  mais plus certainement faire un mixage du tout

On peut valablement penser que le rapatriement des avoirs que certains résidents français plaquent à l’étranger peuvent (avec une certaine forme amnistie) assurer le recouvrement d’une partie importante l’emprunt ?

Le schéma général de cette nationalisation pourrait être le suivant :

1)  Créer un organisme d’état de gestion « simple » ne pas utiliser le système bancaire

2)  Mutualiser les dettes état par état (permutation/échange/rachat....)

3)  Mobiliser l’épargne des français (actuellement 11000 milliards € en France, plusieurs centaines à l’étranger)

4)  Considérer que l’emprunt se rembourse sur 15, 16 ou 20 ans

5)  Mettre en place un système d’intérêt inversement proportionnel au montant de la participation avec un plafond bas attractif

6)  Rembourser capital + intérêt au terme de chaque année par n/ème

7)  Dispenser des intérêts des impôts sur le revenu pendant les 5∕10 premières années, pour la durée de l’emprunt pour les petit porteurs

8)  Réorienter excédant vers des dépenses productives et utiles

9)  ….

 


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