Cocasse, lorsque vous dites :
"... par de nouveaux systèmes
présentant beaucoup moins de risques, et utilisant des combustibles
faciles à trouver, ne rejetant pas de résidus radioactifs à longue
période de vie, et pouvant recycler les déchets déjà existants...."
j’ai le sentiment que vous faites partie de ceux qui croient au mouvement perpétuel, tant vous vous bercez de douces utopies.
Je ne suis pas physicien, mais, durant mes durant mes études d’ingénieur ,j’ai fait suffisamment de physique pour comprendre que le nucléaire de fission conduit à une impasse. Une impasse terriblement dangereuse malheureusement.
Au surplus, je ne travaille pas dans le nuke, ni dans les énergies renouvelables, ni dans les constructions à haut coefficient d’isolation, ce qui me parait un gage de neutralité.
Pour le nucléaire de fusion, c’est tout autre chose, et c’est, sans doute, une solution d’avenir. Malheureusement d’avenir lointain. À mon avis, échéance de 30-40 ans au minimum pour avoir des centrales commençant à être exploitables. Et à condition que les lobbies du nucléaire de fission ne fasse pas obstacle à la recherche (ce qu’il font actuellement et depuis une quarantaine d’années), parce qu’ils veulent absolument amortir leurs installations et leurs filières.
À propos d’amortissements, il serait peut-être temps d’incorporer le cout du démantèlement des centrales à fission dans le prix de l’électricité, on verrait alors que l’électricité nucléaire est chère, très chère.
Une lourde facture nous attend. EDF a provisionné, sur une quarantaine d’années, un peu plus de 2,5 milliards d’€. On estime, compte tenu des expérience du démantèlement, en cours (et loin d’être achevé) de 10 réacteurs que le cout du démantèlement du parce nucléaire français actuel est dans une fourchette de 26 à 38 milliards d’€.
En 40 ans, on n’a provisionné que le 10 % du cout (fourchette basse, 6,5 % fourchette haute) du démantèlement des centrales actuellement en service. Combien de temps pour accumuler les 90 % qui restent à financer ?
À coté de ce qui nous attend, les augmentations actuelles du prix de l’électricité c’est du pipi de minet.
Il y a une énorme possibilité d’économie d’énergie dans l’isolation des bâtiments (de l’ordre de 50 % d’économies). Mais ces mesures d’économie coutent, et, de nouveau, ce sont ceux qui pourront investir, c’est à dire les déjà nantis, qui pourront échapper à un kWh à 0,5 €, voire 1 €.
Au surplus, parlant d’énergie renouvelable, ici, je pense plus spécialement au photovoltaïque, il faut changer de paradigme. Ne plus penser centrale, mais, au contraire, décentralisation. Le rendement est pratiquement le même, que l’on ait 1 hectare de capteurs ou 20 m2. Et, au final, compte tenu des pertes en ligne, la solution décentralisée est plus efficace.
Et pour finir, une piste de réflexion : pourquoi l’Allemagne a 10 fois plus de mWh solaire installé que la France ? Ah, oui, le lobby nucléaire allemand est bien moins puissant que le lobby français !