Sur les retraites en effet le Front de gauche biaise pour ne pas reconnaître qu’il est pour les...40 annuités (ce n’est pas dans le programme mais c’est dit au détour d’un débat télévisé ! En soi c’est un problème du point de vue de l’honnêteté) :
Le Front de Gauche et les retraites : Mélenchon est pour les 40 ans de cotisation !
Retraites. Hollande, Mélenchon ou le syndrome de la paille et de la poutre dans l’oeil (gauche) de l’autre
Combattre Marine Le Pen sur les retraites...un défi à Mélenchon !
Mélenchon faux-cul sur les retraites !
De l’unité NPA-Front de Gauche, des retraites, de la campagne de Philippe Poutou !
Pour ceux qui n’ont pas le temps de lire trop long, voici une synthèse de ce qui est expliqué dans ces textes :
La question sur laquelle il nous semble que le Front de gauche
contredit, de la façon la plus flagrante, la radicalité qu’il affiche
est celle des retraites qui est pourtant liée au dernier mouvement
social important que nous ayons connu. Ce qui motive notre
désaccord avec le Front de gauche peut se résumer à ceci :
- nous déplorons que le Front de gauche fasse l’impasse, dans son programme présidentiel, sur la durée de cotisation requise
pour avoir une retraite à taux plein : ce programme, contre ce qu’il
est de tradition dans le mouvement social de revendiquer sur le sujet,
ne réclame que le retour aux 60 ans et aux 75% de la base salariale pour
le calcul du montant de la retraite. Rien n’est dit sur la durée de
cotisation que le mouvement social (contre la volonté des syndicats
majoritaires) a chiffrée à 37,5 annuités.
- ce silence du Front de gauche, en contradiction avec la volonté
de transparence qu’il dit défendre, est d’autant plus problématique qu’à
quelques occasions, comme on le verra dans les vidéos accessibles par
les liens ci-dessus, Jean-Luc Mélenchon et Pierre Laurent, ont fait le choix des 40 annuités. Sans expliquer les raisons de l’abandon des 37,5 annuités !
- cette acceptation biaisée de l’allongement du temps de cotisation enlève tout sens à la référence clé du retour aux 60 ans :
en effet, obliger à cotiser 40 ans, au vu des conditions actuelles
d’accès tardif au travail et du développement du chômage et de la
précarité, c’est de fait, mettre les aspirants à la retraite devant un
dilemme qu’aucune force de gauche digne de ce nom ne devrait proposer :
soit partir à 60 ans avec une retraite incomplète, soit prolonger
au-delà de 60 ans pour obtenir le taux plein !
- un spécialiste reconnu des retraites, Gérard Filoche, pourtant
membre du PS, mais se réclamant de la radicalité sur les questions
sociales, explique, pour sa part, pourquoi l’intérêt des salariés commanderait qu’aujourd’hui ce soient 35 annuités qui doivent être revendiquées.
Le Front de gauche doublé sur sa gauche par un socialiste, voilà la
situation incongrue à laquelle expose le renoncement à assumer dans son
intégralité la logique de satisfaction des besoins sociaux, loin des
calculs électoralistes qui pourraient amener le soupçon que la
principale « vertu » des 40 annuités c’est de se placer tout près des 41
annuités défendues par ...le PS ! Si près de Hollande, si loin de la défense des retraites !
Pour sa part, Philippe Poutou, pour le NPA, réclame sans hésiter
un retour au triptyque de la défense inconditionnelle du droit à la
retraite : 37,5/60/75 [37,5 années cotisées/ retraite à 60 ans/avec 75%
du salaire].