@manech42
J’ajoute à votre contribution cette citation
Quand
la Commune de Paris eut été noyée dans le sang et que la canaille
réactionnaire du monde entier se mit à traîner son drapeau dans la
boue, il se trouva de nombreux philistins démocrates pour flétrir,
avec la réaction, les communards qui avaient exécuté 64 otages et
parmi eux l’archevêque de Paris. Marx n’hésita pas un instant à
prendre la défense de cette sanglante action de la Commune. Dans une
circulaire du Conseil Général de l’internationale, Marx rappelle
— et l’on croit entendre des laves bouillonner sous ces lignes —
que la bourgeoisie usa du système des otages dans la lutte contre
les peuples des colonies et dans la lutte contre son propre peuple.
Parlant ensuite des exécutions méthodiques des Communards
prisonniers, il écrit : « Il ne restait plus à la
Commune, pour défendre la vie de ses combattants prisonniers, qu’à
recourir à la prise des otages, coutumière chez les Prussiens. La
vie des otages fut perdue et reperdue du fait que les Versaillais
continuaient à fusiller leurs prisonniers. Eût-il été possible
d’épargner les otages après l’horrible carnage dont les
prétoriens de Mac-Mahon marquèrent leur entrée dans Paris ?
Le dernier contrepoids à la sauvagerie du gouvernement bourgeois —
la prise des otages — allait-il n’être que dérision ? »
Tel fut le langage de Marx sur l’exécution des otages,
Trotsky,leur morale et la notre