Tellement de choses à corriger...
Cette
victoire trouve son origine dans les préparatifs de l’URSS à la guerre
allemande jugée inévitable.
Tellement que la construction de lignes de défenses furent commencées à la quasi-veille de l’attaque, que les plans de guerre étaient fumeux au possible (arrêter les Allemands dès la frontière et contre-attaquer directement...), que l’armée fut décapitée par les purges et étaient en 1941 inférieure à ce qu’elle était 10 ans plus tôt, que les grandes unités blindées de l’Armée Rouge crées avant et plus avancées que celles de la Wehrmacht furent dissoutes au même moment, que Staline continua à envoyer blé et pétrole à Hitler (avec quelle essence roulaient les blindés qui ont envahi la France déjà ?) la veille de l’attaque, qu’il interdit d’intercepter les vols de reconnaissance allemands, etc
Les revers japonais dans les affrontements à la frontière
URSS-Chine-Corée en 1938-1939 (où Joukov se fit déjà remarquer)
confirmèrent Palasse dans son avis.
Pas exactement. Joukov, ancien élève de Toukhatechevski continua d’utiliser les théories de ce dernier en contradiction des directives de Moscou et a répliqué aux attaques japonaises sans ordres. Pour tout dire, quand le Kremlin l’a rappelé après l’attaque, il a cru que c’était pour être exécuté.
Après l’attaque allemande du 22 juin 1941, le
premier tournant militaire de la guerre fut la mort immédiate du
Blitzkrieg.
Immédiate, jusqu’à Moscou quand même. Ca fait quand même quelques milliers de km de réussite malgré une logistique de plus en plus contrainte.
Le second tournant militaire de la guerre fut
l’arrêt de la Wehrmacht devant Moscou, en novembre-décembre 1941, qui
consacra la capacité politique et militaire de l’URSS, symbolisée par
Staline et Joukov.
Joukov, sans aucun doute. Staline ? la défense de Moscou s’est faite presque en dépit de lui, Joukov ayant eu toute les peines du monde à le convaincre de ne pas (trop) interférer dans son commandement. Et encore le Petit Père des Peuples a-t-il failli ajouté quelques dizaines de milliers de morts sans raison en faisant contre-attaquer une Armée Rouge épuisée et non-préparée dès que la Wehrmacht eu cessé son offensive.
Staline s’est formé en tant que chef de guerre durant les années suivantes, mais en 41 ses directives confinaient parfois à l’inepte (sans compter sa coterie d’incapables flagorneurs placés aux plus hauts postes, comme Vorochilov)
Les États-Unis n’étaient pas encore officiellement
entrés en guerre.
Mais ont commencé le prêt-bail dès le lendemain de l’attaque allemande.
Les historiens militaires sérieux, anglo-américains notamment, jamais
traduits et donc ignorés en France, travaillent plus que jamais
aujourd’hui sur ce qui a conduit à la victoire soviétique, au terme de
l’affrontement commencé en juillet 1942, entre « deux armées de plus
d’un million d’hommes ».
Aujoud’hui ? David Glantz a commencé à publier ses travaux depuis les années 80. En France Jean Lopez est dessus depuis plusieurs années. L’auteur s’est rendu dans une libraire depuis 5 ans ?
Ce n’est pas faire
injure à l’histoire que de noter que les États-Unis, riches et
puissants, maîtres des lendemains de guerre, ne purent vaincre
l’Allemagne et gagner la paix que parce que l’URSS avait infligé une
défaite écrasante à la Wehrmacht.
Pas non plus faire insulte à l’histoire de noter que l’URSS n’aurait jamais pu vaincre sans les Alliées, qui ont vaincu le Japon, l’Italie, détruit la Kriegsmarine, attiré la Luftwaffe loin du front de l’Est (ce qui a empêché Hitler de détecter les grandes offensives soviétique) par leurs campagnes de bombardement, détruit les para et l’aviation de transport allemand en Crête, maintenu la moitié des forces blindés allemandes à l’Ouest, maintenu l’Afrique et le Moyen-Orient libre et fourni à l’URSS des dizaines de milliers de tonnes d’aciers spéciaux et de machines-outils qui ont fait exploser sa production, de camions qui lui ont permis de motoriser ses armées et de lancer ses grandes offensives de 44-45 (tous les vétérans russes connaissent le sens de Studebaker), la moitié de la production soviétique de poudre etc etc
Le victoire contre l’Allemagne fut une victoire commune, que ni l’URSS ni les États-Unis n’auraient pu gagner facilement seuls.