Amoribonde
« Benoît XVI est le dernier pape »
C’est vrai seulement pour aujourd’hui. On verra bien dans un ou deux mois s’il n’y a pas un autre pape.
« En somme, c’est la fin de l’Eglise universelle(du moins telle que nous la connaissons), annoncée par Benoît XVI. »
Ce n’est pas sûr. Dans le passé, il y a eu même pire qu’une simple démission du pape comme celle de Benoît XVI. Il y a eu des Papes légitimes, des papes illégitimes et même des anti-papes et des schismes. Il y a de quoi se régaler avec ce qui suit.
« Un antipape est une personne
qui a exercé la fonction et porté le titre de pape, mais dont
l’avènement à cette charge n’est pas ou plus reconnu aujourd’hui comme régulier
et valable par l’Église catholique.
(…)
Papes et antipapes
Lors de certaines périodes turbulentes de l’histoire de
l’Église, des élections irrégulières ont porté sur le trône pontifical des
prétendants alors qu’un pape exerçait déjà. D’autres antipapes ont été élus
pendant une vacance du trône de façon irrégulière. Enfin, il est arrivé que les
électeurs se divisent en factions rivales et élisent deux papes différents le
même jour. Beaucoup de ces antipapes ont été simplement nommés par des
souverains pour servir leur intérêt propre, mais la nomination fut à certaines
périodes de l’histoire un moyen légitime de désigner le pape.
Si le cas de la plupart des antipapes est facile à
déterminer, les chaos de l’histoire de l’Église ne permettent pas toujours
d’établir avec certitude qui était régulièrement pape et qui était antipape.
Certains cas ont été tranchés bien plus tard. D’autres font encore débat (…).
La régularité d’une élection n’est pas toujours le seul facteur pris en compte
pour décider : parfois la rivalité entre deux papes ennemis a perduré
parce qu’il était impossible de dire qui était moins illégitime que l’autre.
Dans le cas de la rivalité entre Innocent II
et Anaclet
II, par exemple, l’histoire a tranché pour le premier après la mort naturelle
du second. Dans le cas du grand schisme d’Occident, un concile a
déposé les trois papes rivaux, en a élu un quatrième, et c’est après coup qu’il
a été décidé que seuls seraient considérés comme légitimes les papes de Rome et
illégitimes ceux d’Avignon et de Pise, alors même que ce concile avait été
initialement convoqué par le pape de Pise. Enfin, dans le cas de la rivalité
entre Léon
VIII et Benoît V, la liste de l’Annuario pontificio n’a pas tranché et
les reconnaît légitimes tous les deux.
La reconnaissance a
posteriori de certains papes et l’exclusion d’autres a occasionné des
anomalies dans la numérotation des noms des papes.
En principe, on ne retient comme antipapes que ceux qui ont
connu une certaine audience et qui ont été soutenus par des souverains ou des
États. Cela exclut en général des gens comme les deux Benoît XIV et tous les
« antipapes » contemporains qui n’ont qu’une poignée de fidèles. » (http://fr.wikipedia.org/wiki/Antipape)