Dans les sociétés rurales de nos arrière grands parents, on vivait « local », en quasi autarcie. En Provence, ils produisaient tout ce dont ils avaient besoin, le blé, les fruits, les légumes, le lait, l’huile d’olive, le bois pour se chauffer (dans une seule pièce) etc.
Ils vendaient le surplus au village ou à la ville, pratiquaient le troc et l’échange de services, sans aucune monnaie.
Ils n’achetaient que le strict nécessaire qu’ils ne produisaient pas, le café, le sucre, le savon, les outils ou des tissus pour faire des vêtements, les timbres. Peu de choses.
Si les banques s’arrêtaient de fonctionner aujourd’hui, ce serait dramatique. Tout ce que nous consommons vient d’ailleurs. Tous les produits sont dans des camions sur les routes et les autoroutes....
Plus de banques = plus de paiements des fournisseurs = plus de salaires versés = plus d’essence livrée = plus de camions sur les routes = plus rien dans les magasins...
Sans essence, impossible pour un grand nombre de gens d’aller au boulot, en bus ou en voiture. Rapidement, plus rien ne fonctionnerait normalement. Pourquoi vouloir aller bosser si on n’est pas payé ou si on ne peut plus se rendre au travail ?
Les hôpitaux, les écoles, l’accès à l’électricité, au gaz, au mazout deviendraient problématiques....
Alors, monnaie ou pas, quand il n’y a plus rien à acheter ou à échanger, cela s’appelle Soleil Vert....
Restera à utiliser les vélos, la marche à pied, à trouver des terrains pour faire des potagers..., et à apprendre à se passer de tout le reste.