Faites circuler s’il vous plait, merci !
http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=GLpwyNzlWDM
Dans le long-métrage « Super Trash », Martin Esposito montre comment
les déchets du festival de Cannes se retrouvaient dans la décharge à
ciel ouvert de La Glacière, à Villeneuve-Loubet, jusqu’à sa fermeture en
2009. Petite visite guidée !
Le festival de Cannes s’ouvre aujourd’hui. Pendant dix jours, les
grandes stars internationales du cinéma se succéderont sur la Croisette
et son tapis rouge. Pour avoir un tapis toujours écarlate, les
organisateurs ne s’embêteront pas à le laver entre chaque montée, ils
préfèreront plutôt le changer. Et cela devrait arriver au moins trois
fois par jour !
Pour tenter de mettre fin à ce gaspillage, une pétition vient d’être
lancée par Greenpride sur change.org. Elle demande aux organisateurs du
Festival de Cannes de n’utiliser qu’un seul tapis par jour pendant tout
la durée de l’édition 2013. Seront-ils entendus ?
Mais le gâchis ne vient pas seulement du tapis rouge. Martin Esposito
a filmé pendant deux ans la décharge à ciel ouvert de La Glacière. Il y
a fait une découverte étonnante : cette décharge accueillait toutes les
moquettes du festival de Cannes, les tapis rouges, les billets
d’entrées, les badges du personnel… bref, l’intégralité des poubelles du
Festival. Pendant ce temps, le Festival de Cannes revendiquait déjà un
tri sélectif exemplaire sur ses panneaux publicitaires et organisait
même des espaces de recyclage…
« Super Trash », un long-métrage incontournable
Pour Martin Esposito, « la décharge est le reflet de notre monde, la
réalité, la vraie ». Et cette réalité n’est pas très jolie à voir. Elle
nous montre un gaspillage inimaginable : des tonnes de nourriture jetées
et non périmées, des camions entiers de bouteilles de verre, des livres
et des déchets d’équipements électriques et électroniques à gogo.
On y trouve également pêle-mêle des déchets toxiques provenant de
déversements de produits pétroliers, de boues de stations d’épuration,
de rouleaux de médicaments en provenance directe des laboratoires, et
même… des cercueils ! Les jus formés par ces déchets se déversent dans
la rivière qui se jette, non loin de là,… dans la mer Méditerranée.
Durant le tournage, Martin Esposito vit dans une cabane surélevée
dans les bois et dort sur un vieux matelas trouvé dans la décharge. Il
filme ses découvertes étonnantes dans les poubelles, s’alimente avec les
produits encore emballés trouvés dans la décharge. L’odeur y est
insoutenable.
Si l’avant-première du long-métrage a eu lieu le 25 septembre dernier
lors de la Global Conférence d’Evian, sa sortie officielle n’est prévue
que le 9 octobre 2013 dans les salles obscures.
Un article de Matthieu Combe, publié par natura-sciences.com et relayé par SOS-planete