Castel et Selena.
Essayons de toucher l’essentiel de la gratuité.
évangéliquement, on doit ignorer la dette et la reconnaissance.
C’est accompli, c’est un acte de sublimation génitale,
c’est comme une mère qui accouche, c’est un acte d’amour.
On passe le relais au prochain qui fait de même.
Cependant la gratuité n’existe pas chez l’être humain,
même dans l’amour des parents, la gratuité n’existe pas.
Soigner, protéger, aimer ses enfants, c’est lutter contre sa mort.
La gratuité n’existe pas, sinon pour des âmes pieuses ou militantes
qui se leurrent. En surface tout est possible, mais dans l’analyse...
Nous nous aimons chez l’autre. Je t’aime signifie "je m’aime chez toi.
C’est pour une part à soi même que l’on fait du bien à l’autre.
Imaginez qu’une personne sur laquelle vous flashez, après
quelques temps vous fasse comprendre et vous confie cyniquement
que vous êtes stupide, inculte et absolument laide et sans intérêt.
A moins que vous soyez masochiste et autodestructrice en diable...
La sympathie, l’empathie, la compassion et autre subtilité
de l’âme existent , mais ce qui peut nous arriver de meilleur,
c’est d’être reconnu dans notre différence, mieux encore
dans les deux sens, c’est l’amour le plus pur, le plus vrai.
Surtout pas de compréhension qui emprisonne.
Le rejet existe, là, c’est plus net...quoi que dirait Devos.
Le rejet peut être un amour passion qui tourne à la haine.
Car enfin la haine est simplement de l’amour qui tourne au vinaigre.
C’est la mort qui est l’antinomie de l’amour, ce n’est pas la haine.
Pour conclure entre psychanalyse et évangile, si nous rencontrons
un jour, une heure, un instant, un être humain déshérité,
aimons le comme nous même, car il est notre âme.
Je ne doute aucunement que Gandhi, Martin Luther et Nelson
n’aient pas vécu profondément ces valeurs naturelles et évangéliques.