• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile


Commentaire de louphi

sur Lettre aux élus qui voudront bien se reconnaître


Voir l'intégralité des commentaires de cet article

louphi 22 juin 2013 15:18

Candide

« Les privilèges n’existent plus, nous avons fait la révolution pour cela. Le monde des seigneurs n’a plus sa place en France. » 

Vous vous élevez à juste titre contre les privilèges et leurs seigneurs. Il faut vous en féliciter. Néanmoins, croyez-vous vraiment que les privilèges n’existent plus en France du fait de la révolution ? De quelle révolution s’agit-il, de la révolution de 1789 ? C’est une blague s’il s’agit de la révolution de 1789.

La révolution de 1789 était la révolution des bourgeois, c’est-à-dire la révolution des propriétaires et petits propriétaires, contre la monarchie féodale, pour la jouissance libre de leurs outils de travail en tant que propriétaires particuliers.

Les NON-propriétaires, tels les SANS-CULOTTES, les prolétaires de cette époque, bien qu’ayant été la force la plus vivifiante dans la révolution, avaient été exclus des privilèges de la révolution bourgeoise. La bourgeoisie révolutionnaire avait tranché à la guillotine les têtes de leurs représentants. Les têtes de Baboeuf et Robespierre par exemple furent ainsi tranchées.

La révolution bourgeoise n’avait fait et ne pouvait faire qu’enlever certains privilèges à la féodalité, pas tous les privilèges, seulement les privilèges institutionnels qui entravaient l’épanouissement du régime bourgeois de libre disposition des capitaux (moyens de travail).

De sorte que la révolution de 1789, loin d’abolir les privilèges, tous les privilèges, n’a fait que banaliser et sacraliser les privilèges des bourgeois en proclamant inviolable et sacrée la propriété privée des moyens de travail. Ainsi par exemple, l’article 17 de la déclaration de 1789, base éternelle des constitutions républicaines françaises, proclame : « La propriété étant un droit inviolable et sacré, nul ne peut en être privé, si ce n’est lorsque la nécessité publique, légalement constatée, l’exige évidemment, et sous la condition d’une juste et préalable indemnité ».

Or, la source des privilèges exclusifs dans la société n’est rien d’autre que la propriété privée des moyens de travail (le capital). Autrement dit, la société bourgeoise, dont l’essence consiste à sanctuariser la libre disposition du capital à des fins privées, sera toujours une société des privilèges exclusifs, socialement discriminants.

Le capital est un bien collectif, un fruit de la nature plus ou moins greffé du travail collectif. La libre disposition du capital, à des fins personnelles ou privées, signifie la soustraction à la collectivité d’un bien collectif. Tout le bouillonnement de la société bourgeoise consiste à légitimer, généraliser et à sanctifier ce vol originel.

Sans abolir la propriété privée du capital, les privilèges et leurs seigneurs ne peuvent disparaître. Seule la révolution communiste, du type de la révolution bolchevique russe, léniniste-staliniste héritière de la COMMUNE DE PARIS, abolit la propriété privée du capital pour instaurer la propriété collective du capital comme base économique de la transformation progressive de la vieille société bourgeoise en société communiste.



Voir ce commentaire dans son contexte





Palmarès


https://middlepassage.dei.uc.pt/https://privacycolab.dei.uc.pt/https://cmd.dei.uc.pt/https://henrique.dei.uc.pt/
https://merdekakreasi.co.id/buku/pkvgames/https://merdekakreasi.co.id/buku/bandarqq/https://merdekakreasi.co.id/buku/dominoqq/https://merdekakreasi.co.id/tentang-kami/
https://simseam.ft.uns.ac.id/https://sipil.ft.uns.ac.id/slot gacorhttps://aku.ac.id/https://jpl.staiku.ac.id/https://jist.publikasiindonesia.id/slot gacorhttps://akperstg.ac.id/https://fisip.uisu.ac.id/https://web.pn-sidrap.go.id/
https://hormon-osteoporosezentrum.de/judi bolahttps://saopaulodeolivenca.am.gov.br/slot gacor