Il est un fait qu’avec la robatisation, l’automatisation généralisée, plus les délocalisations massives, il ne faut plus compter sur l’emploi industriel.
Or la lutte à tout prix pour la compétitivité vise justement cet emploi industriel.
il y a là un premier paradoxe.
Par ailleurs cette même poursuite de la compétitivité s’obtient à coup de licendiements, baisse des salaires, des charges, etc.
Cela crée du chômage et de la dette.
Deuxième paradoxe.
La dette oblige l’Etat, selon les orthodoxes, à faire des économies, et donc licencier des fonctionnaires, ce qui augme le chômage.
Troisième paradoxe.
Le gouvernemet veut encore et toujours repousser l’âge de la retraite. Mais un vieux au travail, c’est un jeune au chômage.
Quatrième paradoxe.
Avec tous ces paradoxes, on en vient naturellement à conclure que le but n’est pas et n’a jamais été de réduire le chômage, mais est et reste d’augmenter la productivité du travail, la profitabilité des entreprises, la bonne rémunération des dividendes.
Tout continue comme sous NS : l’oligarchie systéme pour sa propre pérenité vise à détruire le systéme fonctionnel, le fonctionnement de l’Etat. (D’où justement la liquidation des fonctionnaires, qui en assurent le fonctionnement.)
Car en réalité, en partageant le travail, dans la durée hebdomadaire comme sur le vie, en partageant la formation, en couvrant les besoins rééls, en ayant de l’imagination quant à ceux-ci sur le plan humain (et non purement marchands et matériels : il n’y a pas que le cerveau reptilien à contenter), en ouvrant les champs créatifs, nombre d’emplois pourraient être créés, et nous trouverions comme une aubaine le fait que des machines remplacent enfin les hommes dans les tâches répétitives et sans intérêt.
Mais non, on s’acharne sur la sacro-sainte production matérielle.
Car derrière l’emploi à tout prix, il y a de fait le profit à tout prix. Et aujourd’hui, ce prix c’est ni plus ni moins que notre fin dernière.
Un changement de paradigme nécessitera plus qu’une grève, une manif avec cotillons, ou un vote de mécontentement.
Pourquoi pas le Brésil ?