@Jules Elysard
J’ai zappé par hasard vers 22h30 le 29 juillet sur ce film « la maman et la putain », que j’ai cessé de regarder avant la fin ( trop insupportable d’ennui ! ). Un des seuls avantages du film, c’est qu’il est tellement lent que l’on comprend bien vite l’essentiel du synopsis, même si on le commence au milieu !
L’autre avantage de ce film est de pouvoir contempler les filles de 1972 : pourquoi les filles de cette époque ( de 1969 à 1972 ) ont-elles été les plus attirantes de l’histoire récente ?
Un dernier avantage est de percevoir, dès cette époque, l’échec inéluctable des « idéaux de mai 68 ». La prétendue « révolution sexuelle » post soixante-huitarde, telle qu’elle y est plus ou moins décrite, parait pour ce qu’elle a été en fin de compte : l’avènement des futurs Strauss-Kahn, et aussi le triomphe de l’irresponsabilité !
Pour le reste, ce film qui dégage un ennui mortel semble, pour la partie que j’en ai vu ) être un des plus grand navets de l’histoire du cinéma et n’est guère dépassé comme navet que par le consternant « Japon » de Carlos Reygadas. On peut toutefois le mettre à égalité avec d’autres navets absolus tels que « 37°2 le matin » ou « breaking the waves » de Lars von Trier, ce qui n’est déjà pas une mince performance !
Pourquoi ce pensum insupportablement bavard, mal joué ( Jean Pierre Léaud est tout simplement catastrophique ! ), mal filmé (une succession d’interminables plan fixes, ou une alternance insupportable de plan fixes successifs lors des dialogues ! ) a t-il été classé deuxième meilleur film français, ça reste un mystère insondable.
Ça traduit néanmoins une constante de la société française qui va en s’accentuant : le divorce total entre ce que pensent les « élites » et ce que pense le peuple ...
A l’époque, seuls 60 000 spectateurs ont eu l’idée saugrenue d’aller voir ça. Des masochistes ou des nouveaux conformistes, probablement !