En cent ans, la répartition de patrimoines en France n’a pas changé. C’est ce que j’ai entendu au JT l’autre jour. Sur la même période, les revenus se sont améliorés et ont été redistribués grâce aux retraites (qu’évoque Montéhus dans « On est en république »), au salaire minimum, à la Sécurité sociale, aux lois de 1975 et de 2005 pour les handicapés, aux minimas sociaux, etc.
Mais la répartition du patrimoine est encore plus inégalitaire qu’avant. Il est nécessaire de remédier à cette situation qui perdure et qui reproduit les injustices. C’est pourquoi j’avais émis sur ce site, un jour dans un commentaire, l’idée d’un capital disponible à tout citoyen à l’âge de sa majorité. Ce capital serait utilisé d’une façon efficiente. Il peut permettre à un jeune de quartier difficile de quitter son ghetto pour un appartement ailleurs et pour se payer le permis afin de trouver un emploi. Cela peut servir à créer une PME, à financer un plan-logement pour d’autres. Ainsi on fera en sorte qu’il y ait moins de gens endettés tout au long de leur existence, moins de personnes âgées tributaires d’un loyer jusqu’à leur mort. Moins d’assistés et plus de citoyens en capacité de créer de la richesse tout en s’épanouissant. Je vous dis pas comme mon commentaire avait été enseveli sous les votes négatifs. Pourtant cette étude récente sur le patrimoine en France ne fait que confirmer les inégalités persistantes et l’inanité du marché régulateur et des réformes de l’Etat pour y remédier.