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Taverne

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Je suis juriste et, par passion : poète, philosophe et auteur de textes de chansons.
***
Parolier de ces chansons gratuites et sans pub :
Ecoutez "l'album les Elégantes")

Tableau de bord

  • Premier article le 26/08/2010
  • Modérateur depuis le 28/10/2010
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Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires



  • Taverne Taverne 18 juin 16:52

    @Hervé Hum

    La fin de votre première phrase ne m’avait pas paru claire. Mais il semble à présent que nous soyons d’accord. J’approuve et je vous chipe au passage votre formule : « Il s’agit d’acquérir la connaissance suffisante pour avoir le meilleur jugement et laisser le reste de coté » (et « le meilleur jugement possible »). 

    Je retiens particulièrement ce critère du « suffisant » (la bonne mesure) et du « meilleur possible » (le jugement étant tourné vers l’action, il ne doit pas rechercher la perfection) avec le concept de finalité (adaptation pragmatique des moyens au but qui est poursuivi) qui sous-tend tout cela.

    Sur les bases discutées sur ce forum, je développerai la suite de ma conception quand je pourrai dans un article.



  • Taverne Taverne 18 juin 15:15

    @Hervé Hum

    Non, je persiste. Le jugement n’est pas quantité ; il n’est donc pas cumulatif. En outre, il est totalement en dehors de mon tableau. Sur ce point, il faut se référer à Kant et à la faculté de juger. La faculté de juger passe par la schématisation, la catégorisation, les principes. Parmi ces derniers se classent, entre autres, le jugement par analogie, le jugement de la causalité.

    C’est trop souvent faute d’exercer notre plein jugement ou de le maîtriser que nous commettons des erreurs et que nous nous précipitons dans des discussions sans même prendre le temps des vérifications nécessaires, de la définition des termes du débat et des enjeux, du temps nécessaire à la discussion. Le temps qui nous presse d’agir ou de prendre position empêche notre jugement de s’exprimer comme il devrait le faire : posément.

    Le principe jugeant est distinct du principe connaissant. Il est lié à celui-ci qui est son réservoir de ressources pour penser et pour agir. Le jugement autonome vérifie les données produites par le principe connaissant. Il prend, il rejette, il trie : sa fonction primaire est d’être « l’entonnoir du réservoir ».

    Le jugement contextualise les données qui lui parviennent, les classe, les analyse, les relie, les certifie. Il établit une seconde forme de connaissances, une forme « travaillée » qu’il réinjecte dans le tableau.

    Le jugement est le pilote. J’ai besoin de juger ? Mon jugement fait appel tantôt à mon instinct, à mon intuition, à ma mémoire, à mon imagination, à la raison pure.

    Le jugement ne doit subir aucun envahissement permanent (il ne doit rien cumuler, ou plutôt il ne doit cumuler que la quintessence). Si le champ du jugement se laisse envahir par une forme ou une autre du principe connaissant (l’instinct, la pure raison, l’imagination, la mémoire, etc.), il n’est plus un bon pilote. Il peut se comporter ainsi quand il est au repos. Par exemple, écouter de la musique nous remplit d’émotion mais cela est sans importance puisque le pilote est sur pause et se détend.



  • Taverne Taverne 17 juin 14:26

    Quand je suis moi (en « cogito » ou en pleine conscience de mon être singulier), je suis hors de tout système. Quand je suis enfermé dans un rôle, je suis dans un système.

    Par exemple, je fais mes courses. Si je suis réduit à mon rôle de consommateur, j’accepte de me soumettre au système de consommation. Si je suis moi par-dessus tout (par-dessus tous les rôles), alors je suis libre. Et là, je peux « contrer le système ». Sans avoir besoin de philosopher en jogging !



  • Taverne Taverne 16 juin 16:47

    Cet excellent exposé se limite par son sujet : le savoir est décrit comme une accumulation. Si bien qu’il y est question quasi exclusivement d’effet cumulatif : du savoir, des techniques et même du nombre de morts plus nombreux que les vivants.

    Il me semble que le mot « jugement » n’y apparaît qu’une fois. Au contraire, les mots ayant trait à l’accumulation, à la quantité, sont légion. Or, à côté du principe de connaissance(1) (qui doit son essor surtout à l’invention de l’écriture : verbale et mathématique), il y a le principe du jugement.

    (1) J’ai apporté ma contribution sur le principe de connaissance(voir le tableau).

    Ce n’est pas véritablement une critique de ma part car je comprends que ce n’est pas l’objet de cet article sur Pascal.

    Mais si l’homme veut progresser et maintenir une société, il doit aussi parfaire son jugement. Or, j’ai le sentiment qu’il a mis cette tâche sur « pause ». L’émotion a remplacé le jugement qui, négligé, n’évolue plus. Si bien que, même vivant en société, l’homme revient peu à peu à l’état animal. Je ne parlerai pas d’ensauvagement car c’est un problème bien plus étendu que cela.

    La conversation des contemporains avec les Anciens à travers les livres, qui renforçait notre esprit critique et notre jugement,est écarté au profit de discussions de surface entre contemporains de plus en plus incultes. La polémique du fait divers a remplacé la grande cause, le débat d’idées. Travailler sur soi-même pour avoir un meilleur jugement ? A quoi bon puisque mon instinct, mon émotion et mon fameux « bon sens » font de moi un individu pétri de certitudes. Principe d’immédiateté, de réactivité et de visibilité de mon Moi. Donald Trump est un archétype assez parlant sur ce point. Le jugement écarte la vérité et assène son opinion en érigeant en vérité autre. Les bibliothèques regorgent pourtant de livres. Mais cette accumulation ne vaut plus rien. Il faut reprendre le jugement en main avant que cela ne dégénère vers le pire...

    L’être humain redevient animal bien que vivant en société. La société ne suffit plus à garantir son évolution positive. L’effort cumulatif ne compte plus. L’individu contemporain ne croit qu’en lui-même. Science sans conscience...

    Ce qui a fait passer l’homme de la superstition à la foi, ce n’est pas l’effet cumulatif des savoirs mais son besoin d’élévation. C’est le langage écrit qui a permis cela (les textes sacrés, les textes philosophiques, les ouvres littéraires : Odyssée, Enéide, etc.). C’est l’élévation de fa faculté de jugement qui a rendu cela possible et non pas l’accumulation et la transmission quantitative. S’il n’était pas passé de superstition à la foi, l’homme en serait encore à voir des esprits partout dans la nature.

    L’être humain doit donc reprendre son ouvrage où il l’a laissé. Je veux parler de perfectionner son jugement. Le jugement n’est pas cumulatif. Sa nature est autre.



  • Taverne Taverne 16 juin 14:56

    Mais j’oubliais (quelle ingratitude de ma part). Je crois que je dois à Paul Villach la chance d’avoir aussi interviewé par une radio suisse qui faisait souvent appel à lui pour critiquer la presse officielle. J’avais rédigé un papier qui ne méritait pas tant d’honneur et qui portait un regard critique sur le journal Le Monde.

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