retrouver le patrimoine , et surtout celui-ci est un devoir mais ce patrimoine est génant pour ceux qui doivent en financer l’exhumation .
le grand moment des chansonniers cités fut tout de même précédé de comportements musicaux importants dans le domaine de la contestation et l’expression . Un p)remier exemple est celui direct des couplets de Clairette dans « La fille de madame Angot » ( Ch. Lecoq) typiquement de la 3éme république
Jadis les rois race proscrite
Enrichissaient leurs partisans,
ils avaient maintes favorites,
cent flatteurs, milles courtisans,
Barras est roi, Lange est sa reine,
c’était pas la peine, c’était pas la peine
non pas la peine assurément
De changer de gouvernement.
Sous Napoléon III, la forme est celle d’Offenbach, et des mises en scène intelligemment actualisées ( ce qui n’est pas toujours le cas) donnent des résultats époustouflants comme l’Orphée aux enfers mis en scène à Montpellier il y a cinq ou six ans . Et pour le cas d’Offendach bien d’autres opérettes sont des satires de meours ou de politique qui n’ont pas besoin de grandes transpositions.
Dans « la belle Hélène » ménélas ne déclare-t-il pas « que l’on sacrifie 100 boeufs blancs et mon peuple paiera », sans oublier les couplets d’Oreste au premier acte « c’est la Grèce qui paiera »..... Scabreux n’est-ce pas ......
On comprend bien pourquoi une ministre déclara à quelqu’un qui voulait reconstruire un théâtre « un théâtre, mais la perte de la moralité de nos enfants ».....
..............Et surtout la perte de crédibilité des ministres.... alors qu’un sénateur italien à vie s’intéressait à la chose ......
En Italie aussi l’actualisation par une mise en scène INTELLIGENTE porte ses fruits, il faut avoir vu « Les vêpres siciliennes » à Turin pour célébrer le Risorgimento pour bien le comprendre : on déplace l’action du palais du gouverneur de Palerme au tribunal de la même ville. Il en résulta une satire antiberlussolinienne exceptionnelle plus qu’appréciée par le public.
il y a peu de chance que le pouvoir , quel qu’il soit , favorise la reprise de trop d’oeuvres du XIXème siècle marquées par un sceau contestataire évident et surtout permanent : Carmen leur va très bien, Mireille est bien plus difficile à avaler, Fidélio oulalalalala ! , et Tosca ou Butterfly ( dans ce cas pas la peine de transposer : le symbole contestataire anti-raciste est bien dans le nom du bateau qui ramène Pinkerton ..... Abraham Lincoln ....)
on peut encore tolèrer les chansonniers mais le théâtre ..... orresco referens