On sait qui est
derrière l’assassinat de Lumumba ; ensuite Mobutu a été sacré Roi du Congo,
avant d’être jeté comme un sale linge. On sait à qui on doit la mort d’Allende ;
ensuite Pinochet a été élevé au rang de gloire nationale, avant d’être « sauvé »
par le gong (de sa mort), d’une condamnation certaine. Connaîtra-t-on bientôt
qui a assassiné Habyarimana et qui a créé le nouveau messie qu’est Kagamé ?
La morale commune
de ces trois histoires c’est que quand les « good guys » (Mobutu,
Allende, Kagamé), marionnettes dociles, commencent à en vouloir trop, à devenir
trop gourmands, ils « virent bad boys » et sont vite « lâchés »
par « celles/ceux » qui « regardaient ailleurs » tant que leurs
poulains dansaient comme « elles/ils » sifflaient.
Mais ce qui
diffère c’est que le rédempteur du Rwanda pense tenir à sa merci « celles/ceux »
qui sont à la base des catastrophes rwandaise et congolaise. Ces catastrophes, « elles/ils »
les ont, d’abord, initialisées, instiguées d’une manière indirecte passive,
mais insidieuse. (La Baule, etc.). Ensuite ces mêmes « acteurs » se
sont révélés moteurs de ces catastrophes d’une manière assez subversive (crime
contre la paix versus rébellion, etc.). « Celles–là/ceux-là » sont
ensuite intervenu d’une manière massivement active : intendance et moyens
techniques pour le déclenchement de la réaction en chaîne du cataclysme (« contre-contre »
mesures électroniques pour l’attentat du
6/4/94, etc.).
Kagamé, avec 4
présidents assassinés sous sa responsabilité directe et 6 millions de pauvres
bougres exterminés, sait très bien qui il doit encore sacrifier pour ne pas
l’être lui-même. En effet, il ne peut plus « lâcher le morceau » sur ce
qui est l’effroyable vérité, l’impensable réalité, l’inconcevable machiavélisme
: la planification méta-orwellienne des génocides rwandais et congolais. "Faire
mourir« ou »mourir" ….