Magistrale
synthèse de « notre » Histoire, qui est loin d’être
« achevée » (...) très « révélatrice » :
on y entend presque les clameurs des massacres. Magistral rappel des
crimes européens contre l’Humanité, qu’aucune Raison Historique
n’effacera jamais.
Pour
Hegel, l’Histoire doit contribuer à la révélation d’une « œuvre »
unifiée parce que tout doit avoir une raison supérieure. Oui, mais
sûrement pas, celle que l’on « croit », celle des
hommes, déifiée en Raison. Mais surtout, parce qu’autrement, tout
serait absolument absurde.
La
vérité non hégélienne, donc non « matérialiste »,
est que l’histoire humaine [européenne] est absurde depuis qu’elle
s’est écartée de sa vraie culture, celle de principes supérieurs
dont sagesses et transcendances diverses s’étaient approchés.
Que
la logique du matérialisme historique ne peut promettre un résultat
« positif » du travail du « négatif » qu’à
la fin de l’Histoire, quand elle aura dévoilé ou « révélé »
ce qu’était la « fin ultime » de « son œuvre
secrète ». Un peu comme le Paradis sanctionne normalement une
souffrance terrestre bien acceptée et même vénérée, vu le Péché
Originel...Une sorte de souffrance sacrée...
La
récompense matérielle du paradis terrestre final :
« toute la force des phénomènes aura été conservée » :
tout ce qui a été « sacrifice de l’Esprit » sera, non
rendu au centuple...mais restitué dans sa « conservation ».
Rien
ne se perd, tout se transforme : il faut y croire dur comme fer.
Comme à la Raison Suprême, dont l’Histoire est « l’image »,
comme l’homme ancien était à l’image de Dieu. Dont l’Histoire est
« l’acte », comme l’homme ancien était la « créature »
de Dieu.
Hegel,
le vrai créateur du social libéralisme, avant l’heure, puisqu’avant
Marx, il fit « descendre » les « essences »
dans la Nature, dans le Devenir lui-même, « transformant »
les principes supérieurs en naturalisés existants, d’où jaillit
le sens nouveau de la modernité matérialiste dans sa « totalité ».
Pour
ce qui est du « divorce entre les peuples et les gouvernants »
et « du printemps des peuples Européens », il était
inévitable que les nouvelles valeurs « naturelles »
s’opposent aux représentants des anciennes, et à l’incarnation
leurs principes mêmes, un peu comme le monothéisme éradiqua le
polythéisme, ou le Raison la liberté.
Une
chose cependant est absolument certaine : la haute finance a
toujours fait plus qu’ « influencer la politique » à des
moments donnés, elle a toujours été la « main cachée »
qui fait l’Histoire Réelle, dans « son œuvre silencieuse et
secrète. », inconsciemment assimilée par Hegel à la raison
du plus fort, a posteriori.
Très
cordialement.