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Darkhaiker

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Sans aucun élitisme, aller, toujours au mieux, vers un éclatement des modèles de représentation conforme, pour nourrir une réflexion originale ou authentique, sur des réalités qui ne trouvent pas d'écho dans des registres culturels dénaturés. Par la voie vivante et difficile, la plus désencodée possible, d'une parole poétique, citoyenne du monde, de haute fidélité et de haut vol, face à et par delà la complexité préméditée et négatrice d'une représentation avilissante de ce monde.
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  • Premier article le 21/03/2013
  • Modérateur depuis le 07/12/2013
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Ses articles classés par : ordre chronologique











Derniers commentaires



  • Darkhaiker Darkhaiker 1er mars 2015 18:52

    Comme souvent, la critique, qui, en ces temps maudits d’avant-guerre, n’est plus aussi facile qu’il y paraît, est globalement juste, mais ne fait que dénoncer la folie criminelle du négationnisme culturel totalitaire mou occidental, que tout le monde subit universellement, sans exception, dans les ruines de son intériorité et de sa nature (…) Merci d’y porter un fer chaud.

    Les causes profondes ou simples doivent être déterrées hors théorie globale des décadences : les raisons de la déraison remontent effectivement à certains abandons et trahisons. Évidemment la culture, la vraie, dont il s’agit, dans ses formes diversifiées, est centrale, le seul centre des circonférences des maux qui nous suppriment méthodiquement. Il faut donc la défendre autrement que par de brefs rappels thématiques en catalogue ou slogans.


    Nous n’en sommes plus à la politique ni à la philosophie : nous sommes en guerre culturelle dure. Et la question n’est plus celle d’une défense de valeurs, mais de parer au génocide culturel incarné, personnel, humain en cours. Les valeurs se défendent toutes seules à une condition : les incarner, non à l’extérieur au niveau de la puissance, mais à l’intérieur, dans l’énergie transhumaine du don et de la parole, face au néant qui monte. C’est pourquoi notre culture a besoin d’un retour aux sources, d’une renaissance qui offre une confiance qui ne s’achète pas.


    Mais vous êtes en guerre, et vous excluez la moitié du cœur de notre culture européenne : le cœur chrétien primitif. Que diriez vous les grecs étaient oubliés ? Vous parlez des grecs et oubliez les celtes (…) Alors que le moteur éternel du vaisseau amiral, que vous taisez (en bon nietzschéen conforme ?) a crée notre histoire ouverte, hors philosophie de l’histoire.


    Nous ne sommes pas des petits soldats : des soudards nous massacrent dans la métaphysique même de notre culture. J’espère qu’à travers vos « aveuglements » et votre rage légitime, vous ne finirez pas comme un de leur allié objectif, en bon réaliste.

    Hélas, de la même manière qu’il n’y aucune agressivité ni aucun jugement de valeur dans mon modeste commentaire, je n’ai pas d’illusion sur votre pavillon... Mais j’aime la vigueur, le style et la témérité de votre article, que je soutiens, en dehors des réserves émises. Merci pour elle, notre culture éternelle d’Europe. Vous, au moins, vous sortez de la citadelle assiégée, personne ne peut vous l’enlever. Vous ne vous contentez pas de crier au feu. Alors bon vent pour de futurs dialogues peut-être ? Qui sait ?




  • Darkhaiker Darkhaiker 10 janvier 2015 18:54

    Remarquable article. Remarquable courage intellectuel. Remarquable quasi-absence de réaction. Il est tellement rare de lire des paroles de courage et de vérité, travaillées avec honneur et « foi », ceux qui font l’intelligence, au milieu des ruines et des massacres qui commencent et recommencent. Salut à un frère d’armes.


    Je vous renvoie, amicalement et sans prétention, à l’article sur mon blog pour vous faire partager aussi ma réaction. http://darkhaiker.blogspot.fr/



  • Darkhaiker Darkhaiker 1er septembre 2014 23:27

    Bonjour Corbeau,

    Ça veut dire qu’on ne collabore pas avec des gens qui font semblant de ne pas comprendre.

    Cordialement.



  • Darkhaiker Darkhaiker 28 août 2014 22:14

    Camus de Caligula : "Montrer la passion de l’impossible dans sa fureur, en illustrer les ravages, en faire éclater l’échec, voilà quel était mon projet".



  • Darkhaiker Darkhaiker 26 août 2014 18:32

    Excellent article, avec à la fois une volonté de synthèse et d’approche humaniste non matérialiste. Elle éclaire bien le projet trans-humaniste et montre qu’à la convergence pointée doit répondre une autre convergence, dont l’absence nourrit sans doute la première : quelles sont les raisons profondes de ce mouvement ? Sur quelles démission s’assoit-il et pourquoi ? Pourquoi l’humanisme chrétien, par exemple, n’est-il pas parvenu à éviter la démesure qui vient ? Cet humanisme n’a t-il pas trahi ses principes en collaborant passivement ou activement avec la mystique techniciste qui cherche, maintenant, à le remplacer « royalement » dans les têtes ?


    Vous citez Bernanos avec justesse, mais de son vivant et aujourd’hui encore, quel humanisme chrétien pour continuer son combat solitaire et désespéré ? Alors qu’il en va tout simplement de l’honneur humain, et non plus d’une orientation religieuse ou même philosophique, ou de la dignité de l’humain si l’on préfère. On dirait qu’il faudrait se replier purement et simplement sur une religion et ses préceptes pour faire face au monstre post-mécanique qui se lève, alors qu’un Bernanos se battit à mort au « simple » niveau humain, avec un stylo et des cahiers d’écolier, mais avec des arguments de sens, d’expérience, de cœur et de raison de poids.


    Nous sommes tous responsable dans notre attitude face à la technique, que nous ne savons ni lire ni tenir à sa place. Nous faisons nos choix à chaque instant dans la honte discrète de notre qualité humaine en voie de remplacement « pratique », facile, automatisée et démissionnaire. La spiritualité, via le new-âge, le développement personnel ou l’économie positive (…) n’y échappera pas. Mais qui ose en parler en s’engageant à fond ?


    Ce qui monte est un nouvel intégrisme, un néo-fascisme planétaire : qui est là pour répondre à ses slogans, à la peur ? Nous sommes en guerre civile froide : la résistance n’est pas dans les mots, elle est dans des paroles de vérité, quel que soit le prix à payer. Alors il faut aller plus loin et parler de soi, de ce paquet de peur, de honte et de nihilisme que nous sommes devenus – et qu’on nous pousse sournoisement à devenir – sous prétexte de droits et de libertés (…).


    Et passer par le refus clair et dangereux de ce moi-là, modifié, remplacé ou pas. Personne ne peut nous obliger à être ce que nous ne sommes pas, mais nous ne le savons plus depuis un peu trop longtemps : Bernanos avait « fait » la Grande Guerre, il avait vu le futur de si près que son combat, totalement spirituel, le mena à partir de cette vérité vers toutes les autres, pourtant il parla relativement peu de cette guerre, qui continuait à sa façon dans tout le reste, et qu’il ne laissa jamais passer.


    Bernanos ne parla jamais en tant qu’homme supérieur mais en tant qu’homme ordinaire, au niveau de qui il se mit volontairement en permanence, comme pour lui montrer qu’il suffisait « d’en avoir » quand on sait d’expérience ce que croire veut dire de ce qu’on a vu et qu’on ne veut plus voir. N’en aurions nous pas vu assez encore ? Inutile de parler du mal si l’on n’est pas prêt à mourir – mais nous voulons tous vivre, vivre encore, mais quoi ? Un au delà nouveau ! Un au delà de quoi ? Savons nous-bien qui nous étions ?


    Qui nous humilie et comment ? Par quelle faiblesse inavouable nous tient-t-on ? Est-il si difficile de se voir en face, réduits à nos si existentielles misères ? Mais qui ose encore parler, chez lui, au boulot, dans la rue, n’importe où ? Qui nous fait taire et comment, et pour nous faire avaler quoi ? Et nous serions innocents ? Nous sommes directement responsables du scandale qui vient, nous en sommes le cœur pourri. Par qui et par quoi ? Parlez Nom de Dieu ! Mais vous ne le ferez pas, vous resterez pensifs, comme le noyé rimbaldien. Le combat commence et finit là, comme toujours.

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