On ne peut être que d’accord avec cet article. La classe ouvrière (pauvre) peut toujours rejaillir. La question c’est : pourquoi il n’y a pas de rebellion ? Ni dans la rue ni dans les urnes.
Pourquoi l’ultra-gauche n’agit pas comme un accélérateur de particules ?
Je pense qu’avec l’élévation moyen du niveau de vie il y a un embourgeoisement se traduisant par de l’individualisme. Le taux de syndicalisation de 8 % dans le privé en témoigne.
Les luttes de classes sont mal perçues, voir jugées démodées. Seules les revendications corporatistes (fonctionnaires, SNCF, EDF/GDF, RATP, contrats spéciaux de retraites) sont efficaces à défendre leurs intérêts car ce n’est pas délocalisable.
En suite l’immigration de peuplement est perçue -à tord ou à raison- comme une concurrence déloyale par les classes populaires. Et que les gauches confondues pourfendent l’antiracisme y voyant un vecteur révolutionnaire se substituant à la lutte sociale traditionnelle.
Il s’en suit que les classes populaires sont désemparées dans les orientations de combat. Les luttes classiques sont cristallisées vers les fonctions corporatistes puissantes et sur les problématiques de l’immigration lesquelles s’avèrent en décalage avec les classes populaires.
Dans ce contexte, ces classes ne donnent plus aux partis de gauche traditionnels les voix nécessaires car les options de combat sont devenues confuses.
De son côté, le grand parti électoral « de gauche » le PS poursuit sa dérive droitière et gère loyalement les affaires du grand capital et de la bourgeoisie.
Il n’y a pas certes de solution autre que révolutionnaire, mais les idéaux ne sont pas fédérées, car non-compatibles à l’intérieur même des classes populaires vis à vis de l’offre des partis de gauche.
Comment peut-on voir se réunir sans exaspération sur un même plateau TV (le « Grand journal » de Canal + ou « On n’est pas couché » de Laurent Rouquier) des acteurs de cinéma et de la chanson, des intellectuels, qui votent « à gauche » alors que la misère est engendrée par une élite bourgeoise dont ils font parti ?
Cette classe élitiste réunie au festival de Cannes, s’adressant à la classe dominée est devenue abscons parce que insupportable.