Les taux anglais défendent aussi de la prévision d’inflation anglaise. Et rappelons qu’une monnaie « stable » est une monnaie assise sur plusieurs économies qui se compensent (comme l’euro), ce qui n’est pas le cas de la Livre sterling. Commentaires Société générale fin 2005 : "Dans son dernier Inflation Report, la Banque d’Angleterre évoque bien entendu les prix du pétrole mais
revient également une nouvelle fois sur la hausse des prix de gros du gaz au Royaume-Uni. Ces derniers avaient plus que doublé en novembre par suite de températures historiquement basses et de perturbations intervenues sur l’outil de production domestique. La Banque souligne le
manque d’arbitrage qui tient notamment, selon elle, à la structure du marché continentaldu gaz. Elle met également en avant le relatif sous-développement des capacités
d’importation de gaz, même si des projets d’expansion devraient s’achever pour l’hiver prochain. Enfin, la BoE note que les futures indiquent qu’après un reflux estival habituel, les prix du gaz connaîtraient une nouvelle flambée en fin d’année. Outre l’énergie, la Banque centrale s’inquiète de la montée des tensions inflationnistes tout au long de la chaîne de production et cite notamment :
i/ la hausse des coûts salariaux unitaires, en particulier dans l’industrie (hausse de près
de 3 % en glissement annuel fin 2005) ;
ii/ la hausse rapide des prix facturés entre les entreprises de services (Corporate Service
Price Index, CSPI, à +3,8 % sur un an au T4) ;
iii/ la forte remontée du prix des importations au cours de l’année écoulée. Remontée qui ne s’explique que partiellement par la hausse du prix des produits énergétiques. Pour le moment, ces hausses n’ont été que partiellement répercutées sur les prix finaux ; mais rien ne garantit que les entreprises continueront à comprimer leurs marges."
Les taux sont « gérés » comme tout instrument de politique économique ; il ne s’agit pas d’opposer terme à terme mais de voir « en tendance » COMENT ces taux sont gérés. la Banque centrale Européenne manque d’un pied : la politique budgétaire convergente. C’est cela qui importe, la réactivité et la cohérence, pas le + ou - 1% en nominal à un moment.