apolitique qui défendent une idéologie, c’est à dire une logique des idées.
Dans le débat égalité des sexes contre différenciation des sexes , elles choisissent la différentiation, la vision particulariste.
Dans le débat autonomie/indépendance contre soumission au biologique, à la tradition , à la religion, elles choisissent la transcendance du biologique et de la tradition religieuse sur l’autonomie des femmes vis à vis de cela.
Bref elles suivent la logique des idées de la droite réactionnaire/conservatrice.
Doit on s’étonner après qu’elles tournent autour de l’extrême droite ? pas du tout bien au contraire.
De la même façon que les féministes qui combattaient pour l’égalité des droits, l’émancipation vis à vis du biologique et de a tradition religieuse se sont positionnées principalement à gauche.
Mais elles ne devraient pas faire les fières ces antigones annonceuses de malheur, car la situation des femmes quand leurs idées étaient la seule possibilité pour les femmes de l’époque, avant la sécularisation, la seconde guerre mondiale, n’était pas fameux, malgré ce qu’elles clament c’étiat bien d’oppression qu’il s’agissait pour les femmes.
Petit rappel par une grand mère québecoise du bonheur pour les femmes quand les idées des antigones s’appliquaient avant les luttes féministes , bref quand la logique des idées de la droite réactionnaire s’appliquaient à la société dans sa totalité : :
"
Je me souviens que, dans mon jeune âge, nous ne pouvions pas entrer à
l’église sans avoir un voile ou un chapeau sur la tête. À cette époque,
je me souviens aussi que c’était aussi un péché mortel de manger de la
viande le vendredi.
Dans la même décennie, je me souviens que ma
mère a été chassée de l’Église parce qu’après avoir mis au monde quatre
enfants, elle ne voulait plus en avoir d’autres. Je me souviens que
pour cette raison, le pardon de ses fautes lui était refusé par l’Église
à moins qu’elle ne laisse son corps à son mari, avec ou sans plaisir,
au risque d’atteindre la douzaine.
Je me souviens qu’elle a
refusé et qu’elle a quitté l’Église comme beaucoup d’autres femmes de sa
génération. Je me souviens que ma mère s’est ensuite séparée de mon
père et que nous sommes devenus la cible des regards et des commentaires
désobligeants de notre paroisse. Cependant je me souviens qu’à la suite
de sa séparation, nous avons vu le collet romain sur la table de nuit.
Le prêtre voulait-il tester les moyens de contraception de l’heure ?
Dans
la même décennie, je me souviens que la cousine de ma mère a obtenu le
divorce et qu’elle a reçu du même coup son excommunication de Rome. Je
me souviens que quelques années à peine avant ma naissance, les femmes
ont obtenu le droit de vote et en même temps le droit d’être considérées
comme des citoyennes à part entière dans la société.
Je me
souviens que lorsque j’étais jeune, nous devions nous aussi, comme pour
les religions musulmane et autres, prier sept à huit fois par jour. La
messe à tous les matins, une prière avant le déjeuner, une prière en
entrant en classe, une au diner sous le coup de l’Angélus, une autre
avant la classe de l’après-midi, les grâces au souper, le chapelet en
famille avec le Cardinal Léger et une dernière prière avant d’aller au
lit. Il y avait le mois de Marie, les Vêpres, etc..
Nous avions aussi de longues périodes de jeûne avant Noël (l’Avant), avant
Pâques
(le Carême). Je n’ai pas dit non plus que nous devions porter le deuil
durant un an et moins selon le degré de parenté de la personne décédée.
Je
me souviens que, tour à tour, ma mère et ma belle-mère ont vu une
opération urgente retardée en attendant que leur mari respectif, de qui
elles étaient séparées de fait et non légalement, apposent leur
signature pour autoriser leur intervention chirurgicale.
Devenue
adulte, je me souviens que grâce aux pressions de la génération
précédente, j’ai eu accès aux premiers moyens de contraception qui m’ont
permis de restreindre le nombre de mes propres rejetons. Je me souviens
aussi qu’il n’était plus un péché de manger de la viande le vendredi.
Je ne sais pas ce qui est arrivé à ceux qui sont allés en enfer.
J’espère qu’on les a rapatriés.
Devenue adulte, je me souviens
avoir travaillé dans des environnements traditionnellement réservés aux
hommes. je me souviens des frustrations de ne pas avoir été traitées au
même titre que les hommes dans les entreprises et surtout dans la vie en
général.
Je me souviens qu’après avoir eu un fils, je ne
voulais plus d’autres enfants de peur que ce ne soit des filles, par
solidarité et parce que le travail qui restait encore à faire pour
atteindre l’égalité était énorme.
Je me souviens des efforts que
beaucoup de femmes ont dû déployer pour se faire reconnaître et pour
obtenir des postes administratifs de haut niveau. je me souviens du
militantisme de beaucoup de femmes qui ont travaillé d’arrache-pied pour
obtenir l’équité dans notre pays comme politicienne, au sein des
chambres de commerce, des syndicats, du Conseil du statut de la femme,
etc.
Je me souviens qu’il a fallu plus de cinquante ans
d’efforts collectifs pour nous libérer de l’emprise de l’Église et de la
religion sur nos vies. Je me souviens qu’il a fallu plus de soixante
ans (1940 à 2006) pour obtenir l’équité salariale et que ce n’est pas
encore fini. Mes soixante ans font que je sais que rien n’est acquis
dans la vie et qu’il faut maintenir voire redoubler nos efforts pour ne
pas perdre le résultat de tous ces labeurs.
"