Merci BA pour tes chiffres, sur les dettes publiques des nations les plus endettées, en valeur relative au PNB.
Il serait bon de joindre les dettes privées des particuliers (consommations, investissements) et les dettes financières des entreprises vis-à-vis des banques : ce serait catastrophique !
Pour qu’il y ait cessation de paiement il faut que les créanciers réclament leur dû aux échéances des prêts ; et pour en faire quoi si ce n’est, actuellement, de souscrire à de nouveaux emprunts.
Une grande partie des dettes publiques sont souscrites auprès des banques centrales, soit directement (le Japon encore tout récemment en demandant à sa banque centrale d’émettre des centaines de Md$ - en équivalent yens- pour que le gouvernement relance la machine économique par de grandes dépenses budgétaires), soit indirectement (les USA, à plus de 50%, via les banques par le rachat des bons du trésor par la Federal Reserve). Il en est de même pour tous les pays ayant une banque centrale nationale (Royaume-uni,.. les pays de UE avant la zone euro et sa BCE castratrice refusant ce type d’émission). Les banques centrales nationales sont les banques de leur nation, appartenant à chaque nation. Quel intérêt de demander dans ces conditions le remboursement d’émissions de monnaie à partir de rien, et au profit de qui ? Sinon, il faudrait alors un programme concerté de réduction massive des masses monétaires en circulation, avec des impôts exceptionnels : les situations économiques actuelles ne le permettent pas.
L’Italie présente actuellement un déficit de 2,5 à 3% du PNB, avec des taux d’intérêts de la dette supérieurs à 5%. Avec les taux de 2%, ceux de l’Allemagne, appliqués sur la totalité de la dette, l’Italie serait en excédent budgétaire et réduirait sa dette !
Vers l’an 2000, sous Bill Clinton, un démocrate nécessairement dépensier contrairement aux excellents gestionnaires républicains, le budget fédéral US a été en excédent, avec une réduction induite de la dette : il ne faut donc pas désespérer !
L’économie financière mondialisée est actuellement un affrontement entre les VORACES partisans de faire suer la bête, avec des taux d’intérêts supérieurs à l’inflation et les CORIACES
résistants pour sauver les économies réelles et les emplois.
La menace de cessation de paiement sert à maintenir les peuples tranquilles : c’est le management par la peur et le stress permanent. RESTONS COOL ET SEREINS !