Je ne crois pas Mélenchon naïf, au sens idiot du terme, mais plus au sens confiant du terme, confiant dans son prochain car pour être cohérent, l’humain d’abord c’est d’abord cela, la confiance (Voir Le Contrat de Défiance, Michéla Marzano). Mais naïf confiant n’est justement pas idiot, et n’est pas incompatible avec lucide ni prudent.
En définitive, je pense que Mélenchon était et est parfaitement au courant de tout ça, des risques inhérents à cette alliance, mais qu’il n’y a pas d’autre choix que de jouer la partition jusqu’au bout, quand bien même celle-ci doit mener à une rupture : la scène doit être jouée et doit être vue s’il doit en être ainsi ! Ceci au sens purement spinoziste : les possibles n’existent pas, il n’y a que ce qui doit être selon les affects de chacun, et les désirs mènent la danse au présent.
Pour aussi conclure que Frédéric Lordon ferait un bon ministre de l’économie.