@ Piotrek
Incorrect, c’est possible. Mais, à mon sens « il ne faut pas dire la spéculation mais l’appât du gain ! La spéculation état juste une sous-catégorie de l’appat du gain. Nuance mais nuance très importante tout de même. » n’est qu’une question de sémantique. Il faut appeler un chat, un chat. Qui n’est pas intéressé par l’appât du gain, sauf le fou ou le désintéressé. Le fou, c’est chose comprise. Le désintéressé, c’est une « nature », et « nature rare ».
Vous dîtes « - Les Etats Unis utilisent le QE à un rythme effréné ils fabriquent de l’argent presque gratuitement.
- Mais nous en Europe, on fait pas de strict QE, on donne de l’argent gratuit aux banques qui ne le réinjectent pas dans l’économie réelle. En Europe on peut pas faire de QE stricto sensu car l’Allemagne a peur de l’inflation ».
Pardonnez si je vous dis que vous êtes naïf, mais vous avez une vision erronée de l’Allemagne. Que croyez-vous de la réélection de Angel Merkel sans presque pas d’adversaire ? L’Allemagne est près de ses sous, et les Allemands font confiance à Merkel pour défendre leur « quote-part » dans la monétisation des déficits budgétaires. Et si ses déficits n’apparaissent pas ou très peu, et que l’Allemagne se targue d’avoir des excédents commerciaux, le MES (Fonds de stabilisation monétaire) de 700 milliards de dollars, ils ont droit à 27% qui représentent leur part dans ce fonds, et faîtes la multiplication, vous trouverez environ 190 milliards de dollars.
D’autre part, il n’y a pas d’inflation pour que l’Allemagne en ait peur. On n’est pas en 1922 ou 1923, plutôt nous sommes proche de la conjoncture des années 1930. Par conséquent, les QE, les LTRO, le FESF ou le MES aujourd’hui, sont un même mécanisme. Pour lutter contre la déflation et relancer l’économie occidentale, et par là mondiale.
Et là vous vous trompez, on donne l’argent gratuit aux banques non pour spéculer, la spéculation est un phénomène « accessoire », mais pour financer l’économie, i.e. les dépenses publiques et privées. Et sans financement, l’économie est à l’arrêt.
Précisément résout tout du pour cette conjoncture difficile. Les Banques centrales font du « keynésianisme ». Je ne sais si vous pouvez comprendre le processus. Et c’est cela qui est nouveau. Le problème est que l’Allemagne n’est pas très solidaire, « trop près de ses sous », et devrait un peu plus pour les peuples de l’Europe du Sud. Et ce ne sont pas les Allemands qui en sont la cause, mais l’élite allemande qui est égoïste et qui fait payer d’« austérité » à la fois le peuple allemand et les autres peuples d’Europe. En particulier les peuples de Grèce, du Portugal, d’Espagne, d’Italie, d’Irlande.
Et le système de vases communicants, et c’est très juste ce que vous dîtes, « ne communique pas bien, précisément par l’égoïsme de l’élite allemande et la faiblesse des élites qui font face, i.e. française, italienne et espagnol ». Qui sont avec l’Allemagne sont les quatre grands moteurs de la zone euro.
Je vous répondrai pour le reste.