Bonjour Fifi et bonne année à vous
aussi ;
Eh bien ! On a le même au
village, je ne peux pas le louper je passe forcément devant chez lui
si je sors les chiennes en garrigue ; trois moutons que s’il en
a fait des méchouis, ils ne devaient pas être bien gras, et quand
il trouvait une femme à son goût, je faisais comme vous , foin par
dessus le grillage, sans compter les bidons d’eau ; ses chiens
sont tout seuls, dehors nuit et jour, même quand il gèle à pierres
fendre, et ils aboient, ils aboient ! Mes balades démarrent
toujours très discrètement ! C’est celui-là qu’avait choisi
ma voisine, la proprio ; elle d’ailleurs avait une « toy »
qu’elle laissait douze heures de temps toute seule ; quand elle
partait le matin, je l’entendais pleurer, c’était poignant ce
gémissement imperceptible, puis elle devait se coucher et
attendre !! Et je ne vous parle pas des chevaux dans le coin !
Mais ce n’était pas du tout le genre
de ces voisins à peine rencontrés !
Je sais bien que les paysans n’ont
jamais été tendres avec leurs animaux, mais au moins ils étaient
utiles et il les soignaient, et comme il y avait toujours du monde à
la ferme, ils ne crevaient pas de solitude.
D’ailleurs, les humains, dans leurs
boîtes citadines, ils ne crèvent pas de solitude haineuse eux
aussi ?
C’est triste et j’ai bien peur que ça
ne s’arrête jamais !