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Commentaire de Hervé Hum

sur Pour cette année 2014 je vous souhaite de reprendre le pouvoir, d'inventer la traçabilité sociale et la comptabilisation humaniste


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Hervé Hum Hervé Hum 2 janvier 2014 11:18

Bonjour Ddacoudre

ce que le citoyen servile n’a pas compris et d’une certaine manière se refuse de voir, c’est qu’il a acquis la capacité et qualité suffisante pour se passer de chefs.

La liberté ne se fonde pas sur le libre choix, puisque ce dernier en est la conséquence directe sans laquelle on ne parles pas de liberté, mais sur ce qui permet d’imposer son libre choix (à soi même face aux autres), c’est à dire l’autodiscipline.

La liberté s’acquiert par l’autodiscipline et seulement par elle. Pour s’en convaincre, il suffit de voir que la nécessité supposé d’une élite dirigeante se fonde sur la croyance sécularisée, que le peuple est dépourvu de la qualité de s’autodiscipliner pour travailler selon son aptitude et qu’il faut donc lui imposer une discipline pour l’obliger à travailler. En d’autre termes, le principe de la carotte et du bâton, tient, non pas du fait de l’ignorance, mais de l’indiscipline et de l’immaturité sociale des classes ouvrières.

Bien sûr, l’ignorance est un moyen sûr et efficace pour maintenir ces populations dans le sentiments d’infériorité et d’incapacité à l’autodiscipline, de telle sorte que l’imposition de la discipline ne relève plus d’une forme de dictature venant de l’élite, mais d’une nécessité imposé par cette même classe ouvrière. En d’autres termes, ce sont ces mêmes citoyens qui exigent d’avoir un garde chiourme, et les élites ne font que répondre positivement à cette demande. Ensuite, ces classes sociales ne réclament pas leur émancipation, mais la garantie d’un minimum de confort matériel (’est plus complexe que cela, mais pour parler de discipline cela suffit).

Or, la nécessité d’imposer une discipline à un être, humain ou autre animal, relève de l’esclavage, mais ici, ce sont les esclaves eux mêmes qui réclament un maître.

Une personne évolue du statut d’esclave à celui de serviteur lorsqu’elle est capable du minimum d’autodiscipline pour ne pas requérir la présence permanente d’un garde chiourme. Cette personne est capable d’une autonomie de gestion et de décision au profit de ce qui est alors non plus appelé « maître », mais « chef » ou « patron ». Ce niveau est celui de la classe moyenne, c’est à dire ayant fait des études suffisantes pour avoir acquis les bases de l’autodiscipline, mais au service d’un autre.

On voit donc, que c’est la discipline qui détermine le niveau de liberté et non la liberté de choix qui n’est que très relative.

On peut résumer la chose ainsi, « la liberté exige une totale autodiscipline, la servitude un minimum et l’esclavage aucune car celle ci est imposé de l’extérieur ».

Ce n’est donc que lorsque la majorité des citoyens (y compris les ouvriers) auront pris conscience qu’ils ont acquis le niveau d’autodiscipline suffisant, qu’ils pourront envisager s’émanciper de leur maîtres et chefs.

Parce que ce n’est pas suffisant, pour s’émanciper de ses chefs il faut une condition absolu, vivre en paix avec les autres pays ou communautés. Donc, tant que l’économie sera régit par le principe de la concurrence, la nécessité de chef se fera toujours sentir et imposer. De la même manière, tant qu’il y aura des menaces de conflits entres pays ou communautés, la nécessité de chefs sera toujours présente.

Ce qui se résume ainsi,

 la nécessité de chefs n’existe qu’en temps de guerre (économique ou militaire), en temps de paix, le chef est inutile et devient l’ennemi.

Le fait que le chef soit inutile en temps de paix à pour conséquence que tout chef se doit de maintenir un état permanent de menace et de guerre pour maintenir sa propre position sociale. La concurrence est donc une condition pour cette minorité, afin de maintenir l’illusion de sa propre nécessité.

En temps de guerre le chef est l’unificateur, en temps de paix il est le diviseurs.

Qui peut s’écrire aussi « le besoin de chef naît de la guerre et se meurt par la paix ».

Mais ce raisonnement ouvre sur une transformation de la pensée qui change notre regard sur les notions de propriété privés et d’héritages entre autres. D’où l’apparente difficulté à faire bouger les mentalités sans même considérer la manipulation exercé par les médias.


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