Une
grande partie des problèmes liés à l’immigration trouve son origine dans le refus
existentialo-mondialiste d’admettre que l’homme est un animal territorial, la
plupart d’entre nous - à l’exception des ineffables Citoyens du Monde -
réagissant plus ou moins tôt, plus ou moins tard, plus ou pacifiquement, plus
ou moins violemment, à ce qu’il considère comme une atteinte intolérable à
« leur territoire » - dont les acceptions sont multiples, puisqu’elles
vont, grosso modo, du domicile à la nation, étant entendu qu’à la base, il y a une même
pulsion chez :
-
les Américains qui se sentent personnellement agressés par Pearl Harbour ou le
11 septembre,
-
les moudjahidines afghans qui se battent contre les Occidentaux après l’avoir
fait contre les Soviétiques,
-
les racailles qui, dans « leur » cité, caillassent la police, les
pompiers, le SAMU, les transports publics,
-
les militants du FN qui scandent « On est chez nous »,
-
le commerçant qui abat son braqueur,
-
le paysan que l’occupation de son champ par des gens du voyage exaspère,
-
Richard Millet qui vit mal le fait d’être seul Blanc au milieu de Subsahariens
dans le RER D,
-
les Suisses qui votent OUI contre l’immigration de masse…
Alors,
pour n’avoir pas à reconnaître une réalité humaine profondément - ô combien -
dérangeante pour nos chimériques, on parle de xénophobie et de racisme, dans
l’espoir que le terrorisme intellectuel fera taire l’"affirmation
territoriale", sans voir qu’elle est immémorialement ancrée dans la nature humaine et
qu’il faudra reprendre l’intimidation à zéro pour chaque individu de chaque
génération.
Avec une efficacité que la récurrence du discours émousse toujours
davantage, on le constate dans les propos comme dans les sondages, dans les réactions spontanées comme dans les prises de position plus argumentée.